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Texte Libre

Mercredi 1 juillet 2009


La justice vient de rétablir le cinéaste Pierre Etaix dans ses droits sur ses films.


Ce blog avait relayé la pétition de soutien à Pierre Etaix, dépossédé des droits sur ses films par son ancienne société de production.
Voici la dépêche AFP sur le jugement.

PARIS, 26 juin 2009 (AFP) - Le cinéaste Pierre Etaix, 80 ans, a remporté vendredi une importante victoire, la justice lui ayant redonné les droits sur ses films en cassant le contrat qui le liait à la société Gavroche Productions, laquelle ne les avait jamais exploités.

   La décision du tribunal de grande instance (TGI) de Paris peut toutefois faire l'objet d'un appel "pendant un mois, à compter de sa signification par huissier", a précisé l'avocat de M. Etaix, Me Christian Charrière-Bournazel.
   "C'est une décision juste en droit et une excellente nouvelle pour les cinéphiles du monde entier : les films vont enfin ressortir", a-t-il dit.

   "Je suis extrêmement satisfaite, justice a vraiment été rendue, cela va nous permettre de lancer très vite la restauration des films", a déclaré de son côté à l'AFP Odile Etaix, l'épouse du réalisateur, qui n'était pas joignable dans l'immédiat.

   Mais la décision du tribunal étant exécutoire, les négatifs sont déjà partis aux Archives françaises du film (AFF) pour des vérifications techniques.

   "Certains éléments, sonores en particulier, pourraient être atteints d'une altération de la pellicule que nous appelons le +syndrome du vinaigre+ mais nous en saurons davantage après un examen complet, dans 3 à 4 semaines", a dit à l'AFP l'expert en restauration François Ede.

   Co-signés avec Jean-Claude Carrière, cinq longs métrages et deux courts, des oeuvres burlesques tournées dans les années 60, admirées dans le monde entier, étaient jusque là invisibles du fait d'un imbroglio juridique.

   Le début de l'affaire remonte à 2004. Par l'intermédiaire de leur conseil de l'époque, MM. Etaix et Carrière étaient entrés en négociation avec Gavroche Productions, en vue de restaurer et d'exploiter quatre longs métrages qu'ils avaient co-écrits -- "Le Soupirant", "Yoyo", "Tant qu'on a la santé" et "Le grand amour" -- et un dernier écrit par Pierre Etaix seul.

   En mai, ils avaient signé un contrat de cession de droits d'auteur aux termes duquel ils cédaient à Gavroche Productions l'intégralité des droits sur leurs films.

   Mais la société de production ne leur avait adressé en retour aucun document d'acceptation. Deux ans et demi plus tard, les auteurs avaient donc fini par considérer le contrat comme caduc - ce que contestait Gavroche Productions.
   Soutenus par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), MM. Etaix et Carrière avaient alors engagé une action en justice.

   Vendredi, la 3e chambre civile du TGI de Paris leur a donné raison, prononçant la "nullité du contrat de cession de droits d'auteur".

   Le tribunal a en outre débouté Gavroche Productions des poursuites qu'il avait engagées contre la Fondation Groupama GAN pour le cinéma. Le producteur reprochait à la fondation d'avoir fait restaurer le négatif de "Yoyo" et d'avoir présenté le film en 2007 au Festival de Cannes notamment.

   "Attendu que la cession de droits d'auteur a été déclarée nulle", la société Gavroche Productions a été jugée irrecevable dans son action en contrefaçon. En sus, le TGI l'a condamnée à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à la Fondation pour procédure abusive.

L'auteur de Yoyo va ainsi enfin pouvoir restaurer et diffuser ses films, invisibles depuis des années. Ses amis de l'association Il Etaix une fois lancent donc cet appel :

La justice a un coût et aujourd’hui, Pierre Etaix, 80 ans, n’est plus en mesure de faire face aux frais de procédures engagés et à venir.

Ses honoraires d’avocats (plus de 80 000 euros à ce jour) l’ont déjà contraint à se séparer de sa maison familiale de Roanne. L’éventualité d’un appel, l’obligation d’établir un nouveau contrat de cession de droits pour la ressortie de ses films représentent une un coût que l’artiste ne peut plus assumer seul.

Aussi, nous lançons cet appel : 

Aidez-nous à aider Pierre Étaix afin qu’il retrouve, dans la dignité, la jouissance de son œuvre.


Concrètement, vous pouvez:


et / ou







Merci 



Pour tout renseignement ou problème : etaixasso@gmail.com 

 

 

 

"Ce qu'une goutte d'eau ne peut, l'orage le pleut"

 

Par Laurent Samuel - Publié dans : actualité
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Mardi 30 juin 2009


Les commentateurs politiques ont peu souligné le fait que, grâce au remaniement, Jean-Louis Borloo a gagné un élargissement notable de ses fonctions...

Avec un titre à rallonge qui sera difficile à caser sur ses cartes de visite : ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat !

On s'étonnera cependant de constater que Jean-Louis Borloo se retrouve responsable de la mer (vaste programme, aurait dit le général de Gaulle !)... mais pas des poissons. Car la pêche reste dans les filets de Bruno Le Maire, le nouveau ministre de l'Agriculture. Un paradoxe alors que la question des quotas de pêche est cruciale pour la préservation des océans...

Sur son blog, Fabrice Nicolino s'est indigné, au lendemain du remaniement, du fait que le poste de ministre de l'Agriculture ait été attribué à un technocrate, Bruno Le Maire, n'ayant jamais manifesté un intérêt particulier pour l'environnement. Pourtant, une lettre ouverte de plusieurs leaders d'ONG avait appellé Nicolas Sarkozy à choisir pour ce poste une personnalité sensible à l'écologie afin de continuer les réformes initiées par Michel Barnier en faveur d'une agriculture durable.

Dans l'instant, j'ai trouvé que l'ami Fabrice, comme souvent, condamnait par avance et qu'il fallait laisser à Bruno Le Maire le bénéfice du doute. Mais, après avoir écouté Bruno Le Maire ce matin 30 juin 2009 sur Europe 1, je dois reconnaître la clairvoyance de Fabrice Nicolino : Bruno Le Maire n'a pas dit un mot sur la nécessité d'"écologiser" l'agriculture et a fixé comme priorité le développement des industries agro-alimentaires.

Pour en revenir à Jean-Louis Borloo, son ministère a perdu l'aménagement du territoire, mais gagné un gros morceau : le logement. Ce qui devrait faciliter la mise en application des engagements du Grenelle sur la maîtrise de l'énergie dans les bâtiments.

Comme le notent les Echos, Jean-Louis Borloo gagne aussi la pleine maîtrise des négociations climatiques et un secrétariat d'Etat ou haut-commissariat aux technologies vertes, non encore attribué.

Alors, force est de constater que, malgré la quasi-absence de l'environnement dans le discours de Sarkozy à Versailles, le bilan écologique de ce remaniement laisse à désirer, mais n'est pas totalement négatif.

Et vous, qu'en pensez-vous ?
Par Laurent SAMUEL - Publié dans : Ecologie
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Mardi 23 juin 2009

« Malades du cancer, ne buvez pas l'eau du robinet ». Ce titre en page 8 du Parisien a sûrement angoissé beaucoup de lecteurs.

Pourtant, si l'on se donne la peine de lire l'article en entier (voir ici), on apprend que cette mise en garde ne concerne en fait que les zones « où l'eau du robinet dépasse régulièrement les normes acceptables en termes de nitrates et de pesticides ». Reste que cette campagne lancée conjointement par le WWF (voir le dossier complet ici) et le Dr David Servan-Schreiber manque singulièrement de sens des nuances.

Au point que, face sans doute aux résumés alarmistes des radios, le Dr David Servan-Schreiber s'est senti obligé de faire une mise au point sur l'antenne d'Europe 1 (à lire et écouter ici).

Et vous, qu'en pensez-vous ? Les défenseurs de l'environnement sont-ils forcés de "faire du scandale" pour se faire entendre ? Des questions aussi graves que les résidus de pesticides et de médicaments dans l'eau de boisson méritent-elles d'être traitées ainsi à l'emporte-pièce ? Vos avis sont les bienvenus !

Par Laurent Samuel - Publié dans : Ecologie
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Mardi 23 juin 2009
Quinze jours après le succès des listes écologistes aux élections européennes, on aurait pu imaginer que le Président Sarkozy fasse de la "croissance verte" un thème majeur de son discours du 22 juin 2009 devant le Congrès de Versailles.

Etonnamment, ce thème n'a été que peu abordé. Tout juste un hommage appuyé au Grenelle de l'environnement, et la réaffirmation (mais sans détails) de l'urgence d'une taxation carbone.

« La crise écologique n'est toujours pas au cœur des politiques publiques, toujours pas la clé de voûte de ses choix  et après le Grenelle de l'Environnement, on attend toujours l'Acte II de cette révolution verte annoncée », regrette Sébastien Genest, président de France Nature Environnement.

Comme le dit Guillaume Malaurie sur le site du Nouvel Obs, Sarkozy a choisi Guiano plutôt qu'Hulot.

Ce manque de vision écologique est aussi dénoncé avec vigueur par Corinne Lepage. Cliquez ici pour écouter son interview sur France Info, dans laquelle elle confirme qu'elle ne participera pas au prochain gouvernement.

Il serait tentant d'en conclure que l'intérêt changeant de Nicolas Sarkozy pour l'écologie est purement opportuniste et électoraliste. D'un autre côté, l'actuel Président a agi de manière bien énergique dans ce domaine que son prédécesseur Jacques Chirac, considéré par beaucoup comme étant devenu sur le tard un écologiste convaincu. Alors, simple partie remise ou incompatibilité fondamentale ? Exprimez-vous !
Par Laurent Samuel - Publié dans : Ecologie
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IMG-0160.JPG   photo Thierry Saurat
Journaliste écologie depuis 30 ans. 
Ce blog n'engage que son auteur.

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