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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 19:44


Les commentateurs politiques ont peu souligné le fait que, grâce au remaniement, Jean-Louis Borloo a gagné un élargissement notable de ses fonctions...

Avec un titre à rallonge qui sera difficile à caser sur ses cartes de visite : ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat !

On s'étonnera cependant de constater que Jean-Louis Borloo se retrouve responsable de la mer (vaste programme, aurait dit le général de Gaulle !)... mais pas des poissons. Car la pêche reste dans les filets de Bruno Le Maire, le nouveau ministre de l'Agriculture. Un paradoxe alors que la question des quotas de pêche est cruciale pour la préservation des océans...

Sur son blog, Fabrice Nicolino s'est indigné, au lendemain du remaniement, du fait que le poste de ministre de l'Agriculture ait été attribué à un technocrate, Bruno Le Maire, n'ayant jamais manifesté un intérêt particulier pour l'environnement. Pourtant, une lettre ouverte de plusieurs leaders d'ONG avait appellé Nicolas Sarkozy à choisir pour ce poste une personnalité sensible à l'écologie afin de continuer les réformes initiées par Michel Barnier en faveur d'une agriculture durable.

Dans l'instant, j'ai trouvé que l'ami Fabrice, comme souvent, condamnait par avance et qu'il fallait laisser à Bruno Le Maire le bénéfice du doute. Mais, après avoir écouté Bruno Le Maire ce matin 30 juin 2009 sur Europe 1, je dois reconnaître la clairvoyance de Fabrice Nicolino : Bruno Le Maire n'a pas dit un mot sur la nécessité d'"écologiser" l'agriculture et a fixé comme priorité le développement des industries agro-alimentaires.

Pour en revenir à Jean-Louis Borloo, son ministère a perdu l'aménagement du territoire, mais gagné un gros morceau : le logement. Ce qui devrait faciliter la mise en application des engagements du Grenelle sur la maîtrise de l'énergie dans les bâtiments.

Comme le notent les Echos, Jean-Louis Borloo gagne aussi la pleine maîtrise des négociations climatiques et un secrétariat d'Etat ou haut-commissariat aux technologies vertes, non encore attribué.

Alors, force est de constater que, malgré la quasi-absence de l'environnement dans le discours de Sarkozy à Versailles, le bilan écologique de ce remaniement laisse à désirer, mais n'est pas totalement négatif.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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Laurent SAMUEL - dans Ecologie
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