Quinze jours après le succès des listes
écologistes aux élections européennes, on aurait pu imaginer que le Président Sarkozy fasse de la "croissance verte" un thème majeur de son discours du 22 juin 2009 devant le Congrès de
Versailles.
Etonnamment, ce thème n'a été que peu abordé. Tout juste un hommage appuyé au Grenelle de l'environnement, et la réaffirmation (mais sans détails) de l'urgence d'une taxation carbone.
« La crise écologique n'est toujours pas au cœur des politiques publiques, toujours pas la clé de voûte de ses choix et après le Grenelle de l'Environnement, on attend toujours l'Acte II de
cette révolution verte annoncée », regrette Sébastien Genest, président de France Nature Environnement.
Ce manque de vision écologique est aussi dénoncé avec vigueur par Corinne Lepage. Cliquez ici pour écouter son interview sur France Info,
dans laquelle elle confirme qu'elle ne participera pas au prochain gouvernement.
Il serait tentant d'en conclure que l'intérêt changeant de Nicolas Sarkozy pour l'écologie est purement opportuniste et électoraliste. D'un autre côté, l'actuel Président a agi de manière bien
énergique dans ce domaine que son prédécesseur Jacques Chirac, considéré par beaucoup comme étant devenu sur le tard un écologiste convaincu. Alors, simple partie remise ou incompatibilité
fondamentale ? Exprimez-vous !