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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 14:10
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Un E Street Band et un Bruce au mieux de leur forme.

Les deux concerts du Madison Square Garden (une salle exemplaire du point de vue de l'acoustique et de la visibilité) ont montré qu'à 58 ans, le Boss n'est pas près de «décrocher».

Après des prestations un peu approximatives comme celle du Today Show de NBC, le groupe a retrouvé sa cohésion, sa puissance, bref son «Magic».

En particulier, le saxo de Clarence, la batterie de Max (qui joue fort et bien), le violon de Soozie font merveille (mais les autres sont excellents aussi !).

Les song lists réussissent une subtile alchimie entre les classiques (entre autres, une incroyable version blues de « Reason to believe ») et quelques titres du nouvel album (qui souffrent un peu de la comparaison, à l'exception du superbe « Long Walk Home »).

Les meilleurs moments ? « Backstreets » le premier soir, et surtout le grandiose enchaînement « Meeting across the river »/« Jungleland » (dans le même ordre que
sur l'album « Born to Run » !) le second soir.

Parfaits aussi, les "encores" (rappels). Le romantisme de « Thundercrack » fait subtilement écho, à 35 ans de distance, à celui de « Girls in their summer clothes ». Et après d'impeccables versions de BTR et « Dancing in the Dark », l'« American land » final (renforcé, le 2e soir, par la présence de quelques musiciens du Seeger Sessions Band) vient opportunément rappeler la dimension politique de la tournée. Car cette chanson est un équivalent springsteenien du « This land is your land » de Woody Guthrie. A savoir l'affirmation d'une Amérique riche de la variété des origines et des cultures de ses habitants, loin de la caricature qu'en donne Bush. Lisez les paroles !

On retrouve aussi cet engagement dans les intros de « Living in the future» (cliquez ici pour visionner la vidéo), où Bruce dénonce sobrement les atteintes aux libertés publiques et aux droits de la défense dues à l'actuelle administration US, et de « Magic », où, citant Orwell, il explique que la magie en question n'est pas celle du rock and roll, mais le tour de passe-passe visant à faire passer des mensonges pour des vérités, et vice-versa.

Enfin, Springsteen, tout en rendant hommage à la Big Apple, a souligné que la statue de la Liberté se trouve « techniquement » dans le New Jersey, et que la chanson « New York, New York » a été composée par un natif du N.J. (à savoir Frank Sinatra) !


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Forever young : ce titre de Dylan (sorti en 1973) s'applique aussi bien à Bruce qu'à son auteur !

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