Bien sûr, on comprend le dépit des organisations écologistes, sur le prix trop faible de la tonne de carbone, la
non-prise en compte de l'électricité et l'absence de « progressivité » (en clair : augmentation annuelle) automatique.
Reste que, comme le souligne Nicolas Hulot à l'AFP ce 11
septembre, la mise en place de la contribution climat énergie, annoncée le 10 septembre représente un "pas très positif", "très important".
"C'est un pas inédit dans ce grand chantier du basculement des régulations que nous appelons de nos vœux depuis longtemps, et notamment de la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique
et environnementale", a-t-il ajouté, soulignant qu'il faudrait rester "prudent et vigilant" sur les modalités qui seront abordées lors du débat parlementaire. "Ce qui est
important, c'est que le coup est parti avec un certain nombre de principes qui nous étaient chers: la progressivité, les compensations, l'équité sociale", a précisé le producteur de télévision
et défenseur de l'environnement.
Bref, plutôt que retomber, comme l'ont fait d'entre eux, dans leur négativisme habituel, les écologistes feraient mieux de se réjouir. Et de se mobiliser pour la suite, à savoir les discussions au
Parlement.
C'est le moment où jamais de reprendre le slogan de Mai 68 : ce n'est qu'un début, continuons le combat !