Au cours de nos périgrinations espagnoles pour les concerts de Bruce Springsteen, le sort nous a mis à plusieurs reprises en contact avec
un certain Javier.
Comme tous les «socios » (membres) du Stone Pony, dynamique fan club espagnol, cet Ibère s'est montré d'une gentillesse et d'une bonne volonté à toutes
épreuves.
Seulement voilà, Javier ne parle ni ne comprend un traître mot de la langue de Charles Aznavour ni (plus étonnant pour un fan d'un chanteur qui s'exprime dans cet idiome...) de celle de Frank
Sinatra.
Du coup, la communication avec cet énigmatique personnage au look de chanteur de rockabilly a été pour le moins difficile. A Madrid, devant le stade Bernabeu, l'échange téléphonique entre Thierry
Saurat et Javier a été un pur moment de nonsense, aussi hilarant que les canulars de Francis Blanche sur Europe N° 1 dans les années 60.
Mais l'épisode le plus surréaliste s'est déroulé à Barcelone. Traînant de lourds bagages par 30 ° C à l'ombre, nous cherchions les cars du Stone Pony aux abords du Camp Nou. Tombant sur Javier,
nous lui avons emboîté le pas et accompli un long trajet autour du stade. Avant de comprendre... que Javier était lui-même perdu ! C'est grâce à nous qu'il a retrouvé ses amis, car, ayant repéré
les lieux la veille, nous connaissions la localisation du parking où les cars de Stone Pony devaient logiquement se trouver...
Ci-dessous, un instantané exclusif (réalisé par Thierry Saurat) où l'on voit Javier (de dos, se grattant le crâne, au centre) croisant Phil Jump (de face, à droite), fondateur avec son frère Steve
du fanclub anglais Badlands, devant le Camp Nou juste avant le concert du 20 juillet.