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Commentaires et débats sur l'actualité de l'environnement et du développement durable

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Jesse James

images-copie-35.jpegUn fan éperdu qui tue son idole. C'est l'une des multiples lectures possibles du beau film d'Andrew Dominik, « L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford ».  Ce dernier (Casey Affleck, chafoin à souhait), fasciné depuis son adolescence par le célèbre hors la loi (Brad Pitt, magistral), nourrit cependant envers son héros une rancoeur due au fait d'avoir été refusé dans la bande. Mais Ford tue aussi James pour le dépasser, pour devenir encore plus célèbre que lui. Pari gagné, puisque la notoriété de l'assassin dépassera celle du Président des Etats-Unis, et qu'il finira lui-même assassiné. Un destin qui évoque à la fois celui de Lee Harvey Oswald, tué par Jack Ruby quelques jours après avoir abattu Kennedy, et celui de Mark Chapman, l'assassin de John Lennon.

Comme beaucoup de grands westerns,
« L'assassinat de Jesse James » écorne sérieusement la légende. Jesse James garde la réputation d'un Robin des Bois au service des pauvres, ainsi qu'en témoigne la chanson traditionnelle reprise par Bruce Springsteen dans les Seeger Sessions, et interprétée dans le film, avec sa fougue habituelle, par Nick Cave. A l'écran, James apparaît, loin de ce cliché, comme un génial psychopathe, uniquement soucieux de lui-même et de sa légende.

Signe bienvenu d'un retour en force du western (voir l'article de Thierry Saurat sur son blog), ce long-métrage (qui, seule réserve, aurait gagné à être un chouia plus court...) a aussi le mérite de nous montrer que la médiatisation à outrance des faits divers n'est nullement un phénomène récent. L'épopée du James Gang est racontée comme un feuilleton par les quotidiens, et ses protagonistes deviennent des personnages de légende. Ils étaient les people - ou les rock stars des années (18)80...  Comme le montre aussi le classique de John Ford, « L'homme qui tua Liberty Valance », les médias ont,
  dès le XIXe siècle, eu tendance à préférer la légende à la vérité !

Jesse James : une version live par Bruce à Milan en 2006
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