« From Hank to Hendrix » : ce titre de Neil Young, qui ouvrait ses deux shows au Grand Rex, les 14 et 15 février, résume parfaitement
ces formidables concerts.
Une première partie très «Hank», entendez Hank Williams, grande figure de la musique country, avec qui Neil partage (entre autres) une voix étrange et haute, parfois sur le point de se
casser. Entouré de 7 guitares et d'un banjo, qu'il délaisse parfois pour un piano électrique ou une sorte d'harmonium, le Loner canadien livre un superbe set acoustique, avec, entre autres
merveilles, de nombreux titres d'«Harvest» (outre la chanson-titre de l'album, « A man needs a maid », « Out on the week-end », ou, le 2e soir, « The needle and the damage done »). Et
aussi, le 1er soir, une rare version acoustique de « Cowgirl in the sand ».
Electrique et frénétique, la 2e partie illustre le versant « Hendrix » de Neil Young, qui fut, rappelons-le, une référence pour les punks puis les grunges. Un set démarré au quart du
tour avec « Mr Soul », titre légendaire de Buffalo Springfield, et clos avec un « No hidden path » (morceau présent sur son dernier album, « Chrome dreams 2 ») de près d'1/2 heure. Avant « Like a
Hurricane » (le 1er soir) et « Rocking in the free world », (suivi de « Sultan », un instrumental), en rappels d'enfer.
On oubliera sans peine la très moyenne prestation de Pegi Young en 1ère partie (country rock honnête sans plus), le décor abracadabrantesque (entre galerie d'art de Soho et décharge de
déchets électriques et électroniques), la raideur scénique de Neil Young (sans nul doute due à ses problèmes de santé), ainsi que les interventions inutiles de quelques spectateurs, sèchement
tancés par l'artiste.
L'essentiel, c'est que dans le cadre magique du Grand Rex, avec des musiciens impeccables et un son excellent (pas évident dans cette salle tout en hauteur !), Neil nous a une nouvelle fois prouvé
qu'il reste ... Forever Young.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du ... NY Times.