Dans cet univers parallèle, tous les prénoms sont tirés des chansons des petits gars de Liverpool. Un rêve (ou cauchemar ?) de
Beatlemaniaque devenu réalité de celluloïd avec le film musical « Across the universe », sorti discrètement au cinéma. Ce long-métrage de Julie Taymor (réalisatrice de l'honorable «Frida») enfonce
parfois les portes ouvertes, voire les fenêtres comme dans cette scène où Prudence entre par celle de la salle de bains... Mais oui, vous y êtes : « She came in through the bathroom window » !
De Maxwell avec son petit marteau (« Maxwell's silver hammer ») au concert sur le toit, beaucoup d'icônes de la Fab Four culture sont
présentes dans un joyeux désordre. Si les séquences psychédéliques sont d'une lourdeur parfois insoutenable, la fraîcheur et l'enthousiasme des jeunes interprètes (inconnus à l'exception d'Evan
Rachel Wood, remarquée dans « Thirteen » et avant cela dans la série « Once and again ») emportent la conviction. D'autant plus qu'ils chantent vraiment, et plutôt bien. Sans pour autant bien sûr
faire oublier les versions originales.
Chemin faisant, on pourra s'amuser à pister les guest-stars comme Joe Cocker en mendiant (il en profite pour chanter « Come Together »),
Bono en Dr Robert (il en profite pour chanter « I am the walrus ») ou Salma Hayek,
qui jouait Frida Kahlo, en infirmière (non, elle ne chante pas !).
Across the universe : cette chanson est sortie pour la 1ère fois en décembre 1969 sur un 33 tours au profit de WWF, « No one's gonna
change our world », qui fut sans doute le 1er charity album de l'histoire du rock. Elle a été reprise, avec une version différente, dans l'album des Beatles « Let it be », sorti au printemps
1970.
Ci-dessous une version de Rufus Wainwright, qui se trouve sur la BO de « Sam I am Sam ». Un autre film cher aux beatlemaniaques qui, pour être le long-métrage favori de Nicolas Sarkozy (il en fait
toujours trop !), n'en est pas moins excellent...