Lors du conseil interrégional des Verts le 23 juin dernier, le député vert Yves Cochet, d'ordinaire homme de consensus plus que de rupture, a eu le
courage de mettre les pieds dans le plat en proposant une dissolution de ce parti et une refondation de l'écologie politique. "Circulez, y'a rien à voir " : telle a été en substance la
réaction de l'organisation. Le fait que ce parti soit aujourd'hui en grande partie d'élus (qui font souvent, au demeurant, un excellent travail sur le terrain) n'est
sans doute pas étrangère à cette réaction de défense de la "boutique"... Cochet a lancé le débat. Reste que son idée d'un mouvement où se retrouveraient à la
fois les amis de Corinne Lepage et ceux de José Bové le ramène à son vieux travers : l'unanimisme. En réalité, les Verts - comme le PS - doivent choisir entre l'alliance
avec l'extrême-gauche, même relookée "alter", et celle avec le Modem de François Bayrou. A vouloir concilier tout le monde, on est sûr de ne contenter personne et de rester dans le flou ! Un
tel accord devrait se faire en fonctions non pas de discussions d'appareils ou de négociations téléphoniques, mais sur la base d'une entente claire sur un programme de gouvernement. Pour l'instant,
cette clarification - à la fois sur le fond et sur les alliances - n'est à l'ordre du jour ni chez les Verts ni au PS. Telle est pourtant aujourd'hui la seule voie vers une alternative
crédible au pouvoir actuel...
« Misery » : chanson de Lennon/Mc Cartney (1963), très représentative de la 1ère période du meilleur groupe rock de tous les temps (ex aequo avec le E Street band)