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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 17:54

A l'occasion de la célébration du 40e anniversaire de Greenpeace, voici une version actualisée de l'article mis en ligne en 2010 sur ce blog, qui révélait l'origine du nom de cette organisation.

 

 

Greenpeace Canada a publié un double CD, Amchtika, the 1970 Concert that Launched Greenpeace, dont le livret révèle l'origine de l'appellation Greenpeace. Ce concert, qui se déroula le 16 octobre 1970 à Vancouver, au Canada, était destiné à rassembler des fonds afin d'envoyer un bateau pour protester contre les essais nucléaires américains, au large des îles Amchitka, dans l'Océan Pacifique.

 

Le livret de l'album, riche en photos et documents d'époque, a été rédigé par Barbara Stowe, fille de l'un des principaux organisateurs de cette campagne et co-fondateur de Greenpeace, Irving Stowe.

 

Le texte de Barbara Stowe raconte qu'au printemps 1970, Irving Stowe avait salué un autre militant, Bill Darnell, qui quittait une réunion sur la lutte contre les essais nucléaires, en lui lançant "Peace !", formule rituelle de l'époque. Et celui-ci lui avait répondu du tac au tac : “Let’s make it a green peace.” ("Faisons-en une paix verte"). Une référence à la prise de conscience écologique qui commençait à émerger, et constituait l'un des motifs principaux de l'opposition aux essais nucléaires. Cela donna l'idée à Irving Stowe de baptiser Greenpeace le mouvement naissant.

 

Irving Stowe ne se doutait pas, bien sûr, du destin planétaire que cette appellation allait connaître dans les 40 années qui ont suivi !

 

Vous pouvez lire l'intégralité du témoignage passionnant de Barbara Stowe, à l'époque âgée de 14 ans, sur le site amchitka-concert.

 

Le site amchitka-concert vous permet de commander en ligne le CD (ou le mp3) de ce concert historique, qui avait réuni trois grands noms du rock contestataire, Phil Ochs, James Taylor et Joni Mitchell.


Vos commentaires sont les bienvenus !

 

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Laurent SAMUEL - dans Ecologie
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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 10:04

La catastrophe de Tchernobyl a-t-elle causé un accroissement des cancers de la thyroïde en France ? Aucun élément scientifique ne permet à ce jour de répondre par l'affirmative. Si choquant qu'il puisse apparaître vis-à-vis des malades, le non-lieu rendu cette semaine par la Cour d'Appel de Paris est donc parfaitement fondé sur le plan juridique.

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Sur son blog, Sylvestre Huet, journaliste scientifique à Libération, a parfaitement exposé l'état des connaissances scientifiques sur le lien entre Tchernobyl et cancers de la thyroïde. Je me permets donc de vous y renvoyer.

 

En résumé :

- les cancers de la thyroïde ont commencé à augmenter dès 1975, donc plus de dix ans avant Tchernobyl.

- leur répartition géographique en France ne coincide pas avec les zones les plus touchées par les retombées radioactives dues à Tchernobyl.

- ces cancers sont aussi fréquents dans des pays comme les Etats-Unis non touchés par le "nuage".

 

Il y a quelques années, un groupe de médecins généralistes de Franche-Comté était parvenu aux mêmes conclusions (lire le résumé ici).

 

Me Fau, avocat des malades, a lui-même reconnu la "difficulté d'établir un lien de causalité entre des maladies présentées par certaines personnes et le passage du nuage".

 

On s'étonne donc de la surenchère de certains écologistes prompts à s'ériger en procureurs  :

- "déni de justice" (Noël Mamère)

- "Etat au-dessus des lois" (Eva Joly)

- "garantie d'impunité" (Corinne Lepage)

- la justice a "volé le procès aux malades de la thyroïde en France" (réseau "Sortir du nucléaire").

 

Ils auraient été mieux inspirés de prendre acte de ce jugement, en dénonçant l'insuffisance chronique des études épidémiologiques en France et en rappelant qu'absence de preuve scientifique n'est pas synonyme d'absence d'effets. En d'autres termes, il n'est nullement exclu que certains des cas diagnostiqués, notamment en Corse, puissent avoir été causés ou aggravés par les retombées de Tchernobyl. Et, quoi qu'il en soit, le gouvernement de l'époque et le Pr Pellerin ont sciemment minimisé à l'époque l'impact du "nuage" sur la France et ses conséquences potentielles. Des motifs d'indignation suffisamment graves pour ne pas en rajouter !

 

Au risque de hérisser nombre de lecteurs de ce blog, je considère donc que le jugement de la Cour d'Appel est fondé. Voulons-nous une justice qui condamne des suspects malgré le manque de preuves irréfutables de leur culpabilité ?

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Laurent SAMUEL - dans Ecologie
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 09:18

Voici ma critique du livre Cradle to Cradle mise en ligne sur le site des JNE.

 

http://www.smartplanet.fr/wp-content/uploads/2011/04/20110428_couverture_livre_cradle2cradle.jpg

 

En refermant ce livre, on est partagé entre l’enthousiasme (enfin un concept positif pouvant changer en profondeur notre système économique) et le scepticisme (n’y a-t-il pas un défaut, voire une entourloupe quelque part ?). Le sous-titre « créer et recycler à l’infini » est plus explicite que le titre, dont on regrette qu’il soit resté en VO. Tous deux anciens de Greenpeace, le chimiste allemand Michel Braungart et l’architecte et designer américain William McDonough proposent rien moins que de développer une économie circulaire (« cradle to cradle », du berceau au berceau) imitant les écosystèmes naturels. Pour eux, tous les produits entrant dans un processus de fabrication doivent revenir au sol et à la nature (« nutriments biologiques ») ou à l’industrie, où ces « nutriments techniques » devront être recyclés à l’infini.


Le « cradle to cradle » n’est pas seulement un concept. Les auteurs ont créé en 2005 une certification comprenant une vingtaine de critères, dont le premier est l’emploi exclusif de matières non toxiques. Depuis lors, pas moins de 109 produits respectant ces règles ont été commercialisés à travers le monde : dalles de moquettes, sièges de bureau, ramettes de papier…


Ce livre, dont la lecture est parfois difficile en raison de nombreuses digressions, nous offre une perspective stimulante et originale. Reste à savoir de quelle façon et surtout dans quels délais le « cradle to cradle » pourrait se développer comme alternative à notre système économique actuel.

Collection Manifestô, éditions Alternatives, 240 pages, 15 € – www.editionsalternatives.com
Imprimé et broché avec matériaux certifiées C2C,
Contacts presse : Etienne Hayem – etienne@emmapom.com,
David Ducreux – david.ducreux@gallimard.fr

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Laurent Samuel - dans Ecologie
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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 08:38

Cliquez ici pour lire mon article sur Eva Joly mis en ligne sur le site du Sauvage.

http://www.infolunettes.com/Medias/Images/News/20110620_lunettes_eva_joly_infolunettes.jpg

 

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Laurent Samuel - dans Ecologie
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 09:36

L'animateur de ce blog a créé une page sur le site Scoop.it! où vous trouverez, avec la présentation d'une couverture de magazine, une sélection d'informations sur l'écologie et l'environnement récoltées sur le net.


http://guidedubienetre.com/wp-content/uploads/2011/06/logo_scoopit.png

 

Vous pouvez découvrir cette nouvelle revue de presse/web en cliquant ici.

 

N'hésitez pas à me signaler des infos qui vous semblent dignes d'intérêt !

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Laurent Samuel - dans Ecologie
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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 16:14

Dans ce livre, Stéphan Beaucher, ancien responsable de la campagne océans de Greenpeace France et consultant indépendant en gestion et politique de la pêche, dresse un bilan implacable des politiques françaises et européennes qui, depuis 40 ans, ont englouti des sommes considérables tout en aggravant le pillage des océans et la situation économique des pêcheurs artisanaux.

http://freestyle-fishing.com/wordpress/wp-content/uploads/poisson2-dc605.jpg

 

Il avance aussi des solutions pour une pêche durable, telles que la création d'unités d'exploitation et de gestion concertées. Un livre très clair qui apporte des éclairages originaux sur une question vitale. Car la mer constitue la principale source de protéines pour le tiers de l'humanité.

 

 

Plus un poisson d'ici 30 ans ? Surpêche et désertification des océans, Stéphan Beaucher, éd. Les Petits Matins, 18 euros.

 

Cette critique de livre est parue dans le numéro 4 de la Lettre Options Futurs, que vous pouvez télécharger gratuitement sur le site Gaia Network en cliquant ici.

 

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Laurent Samuel - dans Ecologie
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 15:02

Dans une interview-choc publiée en cette fin juillet 2011 par Bretons Magazine, résumée ici sur le site de 20 Minutes, Nicolas Hulot dresse un bilan au vitriol du fonctionnement des Verts. Au point que certains médias ont annoncé - un peu vite... - son départ imminent d'EELV (lire ici la mise au point de Jean-Paul Besset).

 

http://www.ed-wood.net/jacque65.jpg

 

Extrait 1 : « Les médias sont conditionnés par la façon traditionnelle de faire de la politique. Les électeurs aussi. Et plus que les électeurs, les militants. Ils aiment les formules, ils aiment les ennemis désignés. Prononcez cinq fois le mot Sarkozy dans un discours: vous provoquez des orgasmes...»

 

Extrait 2 : « De Jean-Vincent Placé à Dany Cohn-Bendit, en passant par Cécile Duflot et Noël Mamère, ils n’ont eu de cesse de me demander de les rejoindre. Mamère m’a dit que j’étais le seul candidat possible. Et pourtant, il fut le premier à m’envoyer des banderilles à partir du moment où je me suis présenté. À un moment, je ne sais pas quel diplôme de psychologie il faut avoir pour comprendre leur fonctionnement ».

 

Un diagnostic sans concession qui rejoint celui dressé au printemps par Dany Cohn-Bendit, cité sur le site du Monde : « on confond démocratie et contrôle bureaucratique permanent à l'intérieur d'Europe Ecologie". Or, "il faut mettre de l'air là-dedans, il faut ouvrir, s'ouvrir les esprits" car le "problème de fond" aujourd'hui c'est d'attirer les gens qui veulent "bien militer" mais "ne veulent plus donner leur vie au parti". Du fait d'un "système permanent de gesticulation" dans le parti, "les gens normaux repartent en disant 'non, non c'est pas pour moi'", selon lui.

 

Face à ce "déballage" de Nicolas Hulot, on est partagés entre deux sentiments.

 

D'un côté, on ne peut que saluer sa lucidité.

 

De l'autre, on est confondu par sa naïveté et son manque de méfiance à l'égard d'une structure dont le fonctionnement, si aberrant soit-il, a toujours eu le mérite de s'opérer dans la transparence.

 

Nicolas Hulot s'attendait-il vraiment à débarquer au pays des Bisounours ? Ignorait-il que toute l'histoire du Parti Vert est marquée par ces "coups bas" (comme par exemple lors de l'affaire Lipietz en 2002) qu'il dénonçait d'un air étonné lors du débat de Lille ?

 

Vous m'objecterez à juste titre qu'en matière de coups bas, les Verts ne sont pas pires que les autres partis politiques et, plus généralement, que tout groupe humain en proie à des conflits de pouvoir. Mais, justement, Nicolas Hulot, qui a fréquenté à la fois les "requins" de la finance et des médias, et les tribus des peuples "premiers", pas toujours aussi paisibles qu'une certaine vision néo-rousseauiste veut nous le faire croire, n'aurait-il pas dû savoir que l'homme (fût-il vert...) n'est trop souvent qu'un loup pour l'homme ?

 

En tout cas, la réaction de Dominique Voynet qui, retrouvant ses réflexes de cheftaine, enjoint Nicolas Hulot de "jouer collectif" (et silence dans les rangs !) montre que le "père" du Pacte écologique a appuyé là où ça fait mal...

 

Et, vous, qu'en pensez-vous ? Nicolas Hulot est-il un mauvais perdant ? Doit-il rester chez les EELV ? Vos avis sont attendus !

 

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Laurent Samuel - dans Ecologie
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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 13:55

Dans une lettre ouverte à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, Greenpeace, le WWF, le Réseau Action Climat et de nombreuses autres associations se déclarent « consternées » par la publication au JO d’un Décret et d’Arrêtés d’application fixant les modalités de participation des associations et fondations au niveau national souhaitant prendre part au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances.

 

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« Pour pouvoir participer, une association agréée devra désormais compter au moins 2 000 adhérents répartis dans au moins six régions. Quant aux associations d’utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre », dénonce cette lettre ouverte.

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Cliquez ici pour lire cette lettre en PDF.

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« Ces textes pourraient rendre impossible la participation de certaines organisations, dont les associations ayant des domaines d’expertise précis comme le CNIID, Inf’OGM, Générations Futures, la Criirad, le Criigen, le Réseau Environnement Santé, etc., au débat démocratique concernant l’environnement dans le cadre d’instances officielles », ajoute le Réseau Environnement Santé, signataire de cette lettre ouverte.

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Dans une tribune publiée par Rue89, l’avocate Corinne Lepage s’insurge : « Ce texte est liberticide au regard de la liberté d’association ou plus précisément du droit des associations à se faire entendre. Il exclut en particulier toutes les associations d’experts qui ont fait l’essentiel du travail en termes d’alerte au cours des dernières années. »

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Corinne Lepage  ajoute : « Autrement dit, non seulement aucun texte de protection des lanceurs d’alerte n’a jamais été pris par ce gouvernement, du temps de monsieur Borloo comme a fortiori du temps de madame Kosciusko-Morizet, mais plus encore, c’est la capacité des associations les plus dérangeantes pour les lobbies défendus par le gouvernement qui est ici mise en cause. En effet, sans agrément, la capacité de porter plainte avec constitution de partie civile reste très réduite. Dans ces conditions, les procès mettant en cause ces lobbies deviennent beaucoup plus difficiles.

 

De la même manière, le fait que les agréments soient conditionnés par le nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, constituées contre tel ou tel projet, telle ou telle infrastructure. Les préfets pourront toujours soutenir qu’elles ne remplissent pas les conditions. »

 

Ces accusations ont conduit la ministre de l'Ecologie à publier la réponse suivante sur son blog :

 

La « reconnaissance de la représentativité des acteurs environnementaux »(...) repose sur trois critères précis :

- d’abord, pour les associations, il est nécessaire d’être agréé au titre environnemental. C’est une procédure ancienne (qui avait été révisée pour la dernière fois en 1995), bien connue et bien acceptée des ONG.

- Ensuite, il faut démontrer son indépendance financière, que le décret définit. En pratique, il ne faut pas dépendre de plus de 50% (le décret dit ‘principalement’) d’un même financeur (comme l’Etat).

- Enfin, il faut démontrer sa légitimité. Celle-ci est acquise, jusqu’à la fin de l’année 2014, par un nombre minimal de membres ou de donateurs, ou bien par une compétence particulière. Et à partir de 2015, elle le sera par un nombre minimal de membres ou de donateurs et par une compétence particulière. »

 

NKM ajoute : « Contrairement à ce que l’on a dit un peu trop vite, le décret ne contient aucun mécanisme de couperet pour les plus petites associations. Les associations ont toutes jusqu’au 31 décembre 2014 pour s’adapter. D’ici là, pour être représentatif, un critère de compétence suffira ; il ne sera pas nécessaire d’afficher un nombre minimal de membres. »

 

La ministre précise enfin : «  Les associations n’auront pas besoin d’être représentatives pour bénéficier de la reconnaissance de fait de leur intérêt à agir devant les tribunaux sur les affaires environnementales. L’agrément continue de suffire. La réforme ne change en rien les droits des associations, quelle que soit leur taille de saisir la Justice. »

 

Une réponse à son tour contestée par Corinne Lepage sur son blog : « ce décret interdit désormais aux associations les plus contestataires, aux associations  d’experts dont l’objectif n’est pas de « faire du nombre » mais de constituer un véritable aiguillon dans une thématique qu’elles ont choisie, de pouvoir compter. L’argument selon lequel les associations auraient jusqu’à 2014 ou 2015 pour se mettre en ordre de bataille n’est pas valable dans la mesure où ces associations ne chercheront ni ne parviendront à rassembler plus de 2000 adhérents, car tel n’est pas leur objectif. »

 

Corinne Lepage conclut : « Sur les lanceurs d’alerte, les  associations d’expertise sont en réalité délégitimées et risquent de voir leur constitution de partie civile rendue beaucoup plus difficile, même si officiellement le statut d’agrément est inchangé. L’expertise indépendante est en réalité rendue d’autant plus difficile que le nombre de grandes associations partenaires est très réduit et que celles-ci peuvent donc se trouver très rapidement en porte-à-faux. Enfin, et bien évidemment, dans un gouvernement qui est si proche des lobbies, il n’est pas étonnant que la question de la responsabilité environnementale n’ait pas progressé. Au total, la Ministre est sans doute dans son rôle en défendant le texte qu’elle a signé. Mais elle ne fera croire à personne qu’il s’agit là d’un  progrès démocratique. »

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Référence concernant l’arrêté du 12 juillet 2011 fixant les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au 1° de l’article R. 141-21 du code de l’environnement concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instance (JORF n°0161 du 13 juillet 2011, page 12 154).

 

Une première version de ce texte a été mise en ligne sur le site des JNE.

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Laurent Samuel - dans Ecologie
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 15:02

Le 30 juin dernier, plus de 40 organisations non gouvernementales et syndicats se sont retrouvées à Bruxelles pour l'Assemblée constitutive de Finance Watch. . 

 

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Cette association internationale de droit belge a pour ambition d'être l'équivalent pour les activités bancaires de Greenpeace ou du WWF pour l'écologie. Ce projet a été imaginé et construit par Pascal Canfin, député européen EELV (Europe Écologie-les Verts). Un « bébé » qu'il laisse désormais vivre sa vie, afin de respecter la nécessaire indépendance des ONG par rapport aux partis politiques et aux élus.  

 

L'idée de Finance Watch doit beaucoup au parcours personnel de Pascal Canfin. Après avoir fait Sciences Po et des études européennes en Angleterre, il travaille d'abord à la CFDT, avant de devenir en 2003 journaliste à « Alternatives Économiques »... et trésorier des JNE (Association des journalistes et écrivains pour la nature et l'écologie). Entre temps, il a adhéré aux Verts en 2001, et se fait élire en 2009 au Parlement Européen sous les couleurs d'Europe Écologie. .

 

À Strasbourg, Pascal Canfin s'inscrit dans la commission économie. Après s'être familiarisé avec les questions financières internationales, qu'il avoue mal connaître, il constate avec surprise : « aucune ONG n'est venue toquer à ma porte. Le travail de Greenpeace ou du WWF en matière d'environnement n'était pas fait dans le domaine financier. Or, explique Pascal Canfin, on ne peut pas faire du développement durable si le système financier n'est pas orienté sur le long terme, s'il n'intègre pas les risques extra-financiers liés au réchauffement climatique ou à la destruction de la biodiversité. De plus, la lutte contre les fraudes et les paradis fiscaux est nécessaire afin de dégager les investissements massifs exigés pour la transition écologique : 50 milliards d'euros par an pendant au moins 10 ans rien que pour la France. » .


D'où le concept de Finance Watch, porté par Pascal Canfin. Un appel est lancé en juin 2010 par 22 parlementaires européens issus de 5 groupes politiques. « Les politiques ont interpellé la société civile, en leur disant : bougez-vous ! », s'amuse Pascal Canfin. Un site internet est créé (www.callforfinancewatch.org), sur lequel s'inscrivent plusieurs milliers de personnes. Des réunions ont lieu avec de nombreuses organisations, dont la Confédération européenne des syndicats ou le Bureau européen des consommateurs.

 

En février 2011 à Bruxelles, une réunion adopte un accord sur une charte, les statuts, les missions, l'organisation opérationnelle, le budget, le plan de financement. Aujourd'hui, une quarantaine d'organisations ont rejoint Finance Watch. Le Conseil d'administration est composé de 4 représentants des ONG et 3 personnalités qualifiées issues de la finance (sans conflits d'intérêt). .

 

Mais Finance Watch ne risque-t-il pas d'être une « courroie de transmission » au service des partis Verts ? « Les parlementaires européens ne seront pas représentés, et le Parlement ne donnera pas d'argent, répond Pascal Canfin. Le financement viendra pour moitié de la DG Marché intérieur de la Commission européenne, dirigée par Michel Barnier. Le reste de l'argent sera fourni par les organisations elles-mêmes, des fondations privées comme la Fondation pour le Progrès de l'Homme, et les dons des particuliers. Budget prévu pour 2012 : 2 millions d'euros. Avec l'ouverture d'un bureau à Bruxelles dès septembre, puis d'antennes à Paris, Londres et Francfort, cela devrait permettre à Finance Watch d'assurer en toute indépendance et compétence ses trois missions définies par Pascal Canfin : « Contre-expertise, contre-lobbying et communication ». .

 

Cet article est d'abord paru dans le N° 3 (juin 2011) de la Lettre Options Futurs de Dominique Martin Ferrari (JNE), dont vous pouvez consulter le dernier numéro en cliquant ici. Il a aussi été publié sur le site des JNE.

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Laurent Samuel - dans Ecologie
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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 17:39

Le passionnant mémoire de la sociologue Céline Pessis,  Les années 1968 et la science. Survivre … et Vivre, des mathématiciens critiques à l’origine de l’écologisme, est désormais consultable en ligne.

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Une lecture indispensable pour ceux qui croient que l'écologie politique française est née avec la campagne de René Dumont à l'élection présidentielle de 1974...

 

Cliquez ici pour lire le mémoire de Céline Pessis.

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Laurent Samuel - dans Ecologie
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