Entrée gratuite, sur réservation, en envoyant un email à
Pour toute information complémentaire, contactez Philippe DELACROIX au 06 19 21 54 83
MEMOIRES RIO+20 est un projet de Dominique Martin Ferrari produit par GAÏA NETWORK/ MEDIA PEP’S.
Voici un communiqué de l’Association des Journalistes-Ecrivains pour la Nature et L’Ecologie (JNE).
La menace de suppression des Pages Planète, en tant que rubrique clairement identifiée, dans la nouvelle maquette adoptée par le journal Le Monde, inquiète fortement l’Association des Journalistes-Ecrivains pour la Nature et L’Ecologie (JNE).
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Pour notre association – qui regroupe en France plus de 200 adhérents qui travaillent dans différents supports (quotidiens, magazines, mensuels, radios, télévisions, sites, maisons d’édition ) – cette menace sur le devenir des pages Planète du Monde est symbolique des difficultés croissantes que rencontre l’information environnementale pour trouver sa juste place. Y compris dans un quotidien prestigieux qui se veut de «référence » et dont cette rubrique avait pourtant acquis, années après années, une réputation d’expertise et d’excellence. Cette disparition éventuelle constituerait de plus un signal supplémentaire inquiétant. Elle surviendrait, en effet, après la diminution de la place accordée à la rubrique Terre à l’intérieur du quotidien Libération ou encore la suppression du service environnement au New York Times. Comme si, même en matière d’information, les autres crises (économique, financière, politique, sociale…) faisaient passer au second plan, la crise écologique, pourtant liée et déjà bien réelle dans de nombreux domaines : réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, etc…
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Il n’est pourtant pas si loin le temps où, à la veille de l’ouverture du sommet de Copenhague consacré au changement climatique, 56 journaux du monde entier (dont le Monde, Libération, le New York Times …) publiaient un éditorial commun, le 7 décembre 2009, dans lequel il était écrit ceci : « Les représentants politiques à Copenhague ont le pouvoir de façonner le jugement de l’histoire sur notre génération : celle qui a vu le défi et l’a relevé ou celle qui était si stupide qu’elle a vu la calamité qui s’annonçait mais n’a rien fait pour l ‘éviter. Nous les conjurons de faire le bon choix ».
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Quatre ans après, ne sommes nous pas en droit de reprendre, au nom des journalistes chargés de l’environnement mais aussi des
lecteurs et des citoyens, cette même supplique auprès des directions de ces différents grands médias, et notamment de la direction du Monde ? Pour qu’ elles fassent, elles aussi,
« le bon choix » : en ne sacrifiant pas l’information environnementale au nom d’ un court-termisme qui montre chaque jour ses limites mais, au contraire, en continuant à développer
les éléments objectifs utiles à cette indispensable prise de conscience planétaire.
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Entrée gratuite, sur réservation, en envoyant un email à
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A quels produits bio se fier ? Un petit livre de Claude-Marie Vadrot nous aide à y voir plus clair.
Dans ce petit livre très clair, Claude-Marie Vadrot, ancien président des JNE et aujourd’hui journaliste à l’hebdomadaire «
Politis » nous livre un bilan assez complet des idées vraies et fausses sur l’agriculture biologique. Après nous avoir éclairé sur son passé souvent réactionnaire, Claude-Marie Vadrot répond aux
questions que chacun se pose : qu’est-ce qu’un produit bio ? Quelles garanties ? Quelles origines ? Le bio est-il forcément plus cher ? Est-il vraiment meilleur pour la
santé ? Et pour la planète ?
On regrettera que la question cruciale des cahiers des charges ne soit pas davantage creusée. Dommage aussi que quelques erreurs se soient glissées au passage (par exemple, Roland Chevriot, s’il en fut longtemps le pilier, n’est pas le fondateur de Nature et Progrès, mouvement créé en 1964 par André Louis et Matéo Tavéra). Malgré tout, cet ouvrage est à conseiller, ou à offrir, à tous ceux (et ils restent nombreux) qui demeurent sceptiques sur le bio ou s’en tiennent à l’écart par peur des arnaques ou de prix trop élevés.
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Editions Delachaux et Niestlé, 168 pages, 12,90 € – www.delachauxetniestle.com
Cet article a été publié sur le site des JNE.
Frédéric Denhez vient de publier un petit livre qui horripilera tant les thuriféraires des OGM que leurs contempteurs...
Ce petit ouvrage assez réjouissant énervera à la fois les adversaires et les partisans dogmatiques des OGM. Frédéric Denhez, journaliste scientifique et auteur de plusieurs livres de référence sur le réchauffement climatique, a en effet choisi d’aborder sans a priori le sujet très polémique des organismes génétiquement modifiés. D’emblée, il fera se hérisser les cheveux des anti-OGM primaires en dénonçant la fameuse étude du Pr Séralini comme peu convaincante sur le plan scientifique et surtout en critiquant le buzz médiatique lancé à cette occasion comme contre-productif pour engager un nécessaire débat citoyen sur le sujet. Au passage, Frédéric Denhez note que la presse (NDLR : à l’exception de Stéphane Foucart dans « le Monde ») a passé sous silence que le numéro de la revue « Food and Drug Toxicology » dans lequel figurait la fameuse étude du Pr Séralini contenait un autre article qui concluait, quant à lui, à l’absence de toxicité de l’OGM incriminé.
Pour autant, les thuriféraires des OGM auraient tort de se réjouir trop vite. Car, au fil de ce livre qui explique sans jargon les origines, les développements et les applications (notamment médicales) du génie génétique, Frédéric Denhez ne nous dissimule rien des incertitudes et dangers concernant bon nombre de plantes génétiquement modifiées commercialisées à l’heure actuelle. Pour lui, les OGM d’aujourd’hui sont en tout état de cause « peu utiles » pour la société, mais il refuse la croyance selon laquelle il ne pourrait pas en être autrement dans l’avenir.
Au passage, Frédéric Denhez estime (ce qui lui sera aussi à coup sûr reproché !) que les scientifiques financés par les
associations anti-OGM ne sont pas nécessairement plus crédibles que ceux rétribués par Monsanto et consorts. « Une ONG anti-OGM peut-elle donc trouver autre chose que des faits anti-OGM ?
Une entreprise semencière peut-elle publier autre chose que sa propre publicité ? », affirme Frédéric Denhez. A ses yeux, l’affaire des OGM pointe l’urgence d’une réhabilitation et d’un
développement de la recherche publique, en particulier dans les domaines fort négligés en France de l’écotoxicologie et de l’épidémiologie.
Bref, pour Frédéric Denhez, les OGM sont des boucs émissaires sur lesquels se cristallise notre refus croissant d’une agriculture industrielle. Malgré les excès et outrances qu’il lui impute, la contestation anti-OGM a en tout cas de permis de placer au premier plan l’exigence de traçabilité alimentaire et de lancer un débat citoyen inédit en France. Espérons en tout cas que ce livre, sur lequel recensions et réactions semblent avoir été pour l’instant étonnamment peu nombreuses, contribue à cette nécessaire discussion publique, loin des anathèmes des uns et de la « com » des autres.
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Editions Delachaux et Niestlé, 168 pages, 12,90 € – www.delachauxetniestle.com
Cette analyse est parue sur le site des JNE.
Attention : contrairement à ce que peut laisser croire son titre, ce livre ne dresse pas le bilan du sommet Rio+20, mais de l'état de la planète à la veille de cette réunion.
Pour le lecteur pressé, le titre de ce gros livre peut prêter à confusion. On n’y trouvera pas, comme on pourrait pu s’y attendre, un bilan circonstancié du sommet Rio+20 de juin 2012. Il s’agit en fait de la dernière édition du rapport annuel de l’institut américain Worldwatch sur l’état de la planète, rédigée juste avant la tenue de ce sommet.
Plutôt que d’accumuler chiffres et stats, ce rapport propose des analyses fouillées sur des thèmes attendus (transports, urbanisme…) et d’autres qui le sont moins : le rôle des technologies de l’information et de la communication dans la réduction de la consommation d’énergie, les stratégies pour « fixer la population », autrement dit stabiliser la démographie.
Ce recueil présente aussi l’originalité de faire se succéder un article glorifiant « l’économie verte au service de chacun » et une analyse vantant « la voie de la décroissance pour les pays surdéveloppés ». Surprise : au-delà des différences de vocabulaire, on constate que ces deux démarches se rejoignent sur de nombreux points. Autant de pistes stimulantes pour aller, comme le soulignent Yann Arthus-Bertrand et Olivier Blond de la Fondation GoodPlanet dans leur introduction, vers une « prospérité durable », titre original de l’édition américaine.
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Editions Delachaux et Niestlé, 491 pages, 24 € – www.delachauxetniestle.com
Cet article a été publié ici sur le site des JNE.
Cet article à propos du livre Main basse sur la Terre (éditions Rue de l'échiquier, 15 euros) du journaliste italien Stefano Libertia été publié sur le site de MediaPep's.
D'un côté, des financiers avides. De l'autre, des paysans abusés. Telle est l'image schématique que l'on se fait trop souvent de l'accaparement des terres des pays du Sud par des sociétés issues de pays riches. Dans un livre passionnant qui vient de sortir en français, Main basse sur la Terre, le journaliste italien Stefano Liberti montre que, si le phénomène est massif (la superficie accaparée dans le monde depuis dix ans équivaut à quatre fois celle de la France métropolitaine), ses mécanismes sont plus complexes qu'il n'y paraît. Le combat n'est pas tant entre « bons » et « méchants » qu'entre deux conceptions de l'agriculture, l'une étant axée sur la production à grande échelle, le recours aux engrais et aux pesticides et les investissements financiers massifs, l'autre plaçant les petits paysans au centre du dispositif.
Pour écrire ce livre qui se lit comme un roman, Stefano Liberti a longuement enquêté sur le « terrain ». Son reportage nous emmène d'abord en Ethiopie, où des investisseurs étrangers, notamment indiens, pratiquent des cultures souvent sous serres pour produire légumes, roses ou agrocarburants destinés à l'exportation. Les pas de Stefano Liberti nous transportent ensuite en Arabie Saoudite, où des businessmen achètent des terres dans des pays comme le Soudan afin d'assurer l'approvisionnement alimentaire de leur pays peu fertile. Le voyage se poursuit à Genève, pour un colloque d'investisseurs en agriculture, dans le Middle West américain, en proie à la fièvre de l'éthanol, au Brésil, patrie de l'agrobusiness, et enfin en Tanzanie, nouvelle frontière annoncée des agrocarburants.
Tout en étant convaincu que le « land grabbing » constitue une forme de « nouveau colonialisme », Stefano Liberti n'en donne pas moins la parole aux hommes d'affaires impliqués. A sa surprise, beaucoup d'entre eux se disent convaincus d'oeuvrer non seulement pour leurs intérêts financiers, mais pour nourrir la planète. Un discours où entre à coup sûr une bonne dose de « greenwashing », mais qui mérite d'être écouté. Au passage, Stefano Liberti conteste le « mythe » des achats massifs de terres d'Afrique par des entreprises chinoises.
Plus nuancé que ne le laisse supposer la couverture caricaturale de l'édition française montrant des doigts crochus ratissant des sillons de terres arables, ce livre très documenté (malgré un manque sur les activités des firmes françaises dans ce secteur) s'impose comme une référence incontournable. Ainsi que le souligne dans sa préface Luc Lamprière, directeur général d'Oxfam France, Main basse sur la Terre a vocation à servir de guide pour l'action des ONG internationales sur ce sujet capital. Mais son style enlevé et clair en fait une lecture enrichissante pour tous les publics...
A voir
Le documentaire Planète à Vendre, récemment diffusé sur Arte
http://www.arte.tv/fr/planete-a-vendre/3758592.html
A lire
Un article du site Basta sur les groupes français champions de l'accaparement des terres