Lundi 23 juin 2008
















Surprise en visitant samedi matin l'expo Patti Smith à la Fondation Cartier de Paris (in extremis car elle se terminait dimanche 22) : l'artiste (elle-même en personne) était justement en train de faire bénéficier un dame d'une visite commentée. 

Tenue sombre stricte mais chic, très élégante, petites lunettes intello, Patti Smith ressemble plus à une artiste Rive Gauche qu'à la pasionaria de « Gloria » et « Because the night ».

Médusés, ou ne voulant pas troubler son intimité, les visiteurs, pourtant assez nombreux, restent à l'écart. On essaie de saisir au vol quelques explications, sans s'approcher trop.

Personne ne se rue sur elle pour demander un autographe.

Quant à l'expo, elle s'avère très émouvante, surtout dans les sections consacrées à Rimbaud (avec le billet d'entrée au Musée Rimbaud de Charleville, millésimé 1973, pieusement conservé par Patti) et à Mapplethorpe.

Bravo à cette grande artiste à qui le succès n'a pas donné la grosse tête !


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Mardi 10 juin 2008


Le Cave se rebiffe, mais doucement les basses : ce télescopage de deux titres de classiques du cinéma franchouillard de qualité s'applique parfaitement au concert que donnait hier soir 9 juin Nick Cave à l'Olympia. Un show très intense où le Cave a montré qu'à plus de 50 ans, il n'est pas encore à y être remisé (à la cave !). Mais, hélas, un niveau de basses si élevé qu'il rendait l'écoute physiquement insupportable près de la scène, et pénible même au fond. A tel point qu'une partie de public (et pas uniquement des seniors !) avait migré dans le hall d'entrée, d'où l'on entendait bien la musique... sans subir ces basses envahissantes.

Dommage car avec de bonnes chansons, un excellent groupe et une présence scénique hors du commun, Nick Cave - dont les fans de Wim Wenders n'ont pas oublié les apparitions dans les  « Ailes du désir » - avait a priori la combinaison gagnante pour un concert exceptionnel...
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Dimanche 25 mai 2008



Coup sur coup, deux albums viennent de sortir dans des éditions spéciales associant vinyle et ... mp3

La version vinyle de « Momofuku », le nouveau disque - excellent - d'Elvis Costello and the Imposters, inclut un bon avec un code spécial qui donne droit à un téléchargement gratuit de l'album intégral.

Plus fort, le groupe Portishead a sorti un coffret ultra-limité incluant leur nouvel album, «P3 », en 33 tours, un maxi vinyl spécialement décoré avec le titre « Machine gun »,une planche de dessins et... une clé USB en forme de P (le symbole du groupe). Celle-ci contient l'album mp3, ainsi qu'une série de vidéos. Tout savourer la musique hip-hop de ce groupe, portée par la voix envoûtante de Beth Gibbons.

De quoi se demander, comme le faisait Libération il y a quelques jours, si la mort annoncée du CD ne va pas entraîner une renaissance inattendue du disque vinyle, à la fois parce que c'est un objet de collection et à cause de sa qualité sonore incomparable.

Par ailleurs, il faut souligner que la domination actuelle du mp3, hyper-compressé, ne constitue pas une qualité, et que d'autres formats numériques de meilleure qualité existent. C'est le cas par exemple, du flac, vanté comme lossless (sans perte), lisible avec des logiciels multimédias comme vlc.

Espérons aussi que le développement du disque Blu-ray HD se traduira par l'édition de disques audio de haute qualité dont le destin soit plus favorable que celui des DVD-Audio et autres SACD
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Jeudi 15 mai 2008
Comme le raconte cet article de Radio Canada,

un biologiste américain a choisi de donner le nom du "Loner" à une mygale qu'il a découvert en 2007 dans l'Alabama.

Motif : il « aime vraiment la musique » de Neil Young et son « action pour la paix et la justice ».
Attention avant de cliquer : l'article comporte la photo de cette rockeuse inattendue !
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Dimanche 20 avril 2008
































Un film qui n'apporte rien de notable ni au cinéma ni au rock : c'est « Shine a light » de Martin Scorsese, consacré pour l'essentiel à un concert de Rolling Stones au Beacon Theater de New York en 2006.

Malgré 16 caméras et l'insertion de quelques trop rares documents d'archives, le réalisateur de « Taxi Driver » reste loin de ses grandes réussites dans le domaine du film musical, comme « The last waltz » en 1978, ou, récemment « No direction home », son passionnant documentaire sur Dylan.

Sur le plan musical, le film est décevant aussi. Certes, Jagger reste un formidable showman, et il y a quelques grands moments, comme les superbes duos avec le grand bluesman Buddy Guy (hué en 1ère partie des Stones au Palais de Sports en 1970, j'y étais, et pas fier du public français !) sur « Champagne and Reefer », ou, plus surprenant, avec la chanteuse bimbo Christina Aliguera, qui révèle ainsi un talent très rock, sur « Live with me ».

Charlie Watts, à la batterie, semble ailleurs, et le Pirate des Caraïbes Keith Richards est la plupart du temps pathétique, avec quelques éclairs de génie à la guitare. Au point que Jagger, de façon peu élégante, s'éclipse de la scène pendant les deux morceaux chantés, fort mal, par Richards !

Malgré tout, on espère que Scorsese (qui, avec ses grosses lunettes, ressemble de plus à plus à Woody Allen !) consacrera un jour (comme la rumeur en court périodiquement) un film à Bruce Springsteen.

Avec autant de moyens techniques, et, on l'espère, un peu plus d'inspiration !


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Lundi 14 avril 2008
A ma connaissance, personne n'a souligné la troublante ressemblance

entre Keren Ann et Melanie Safka, talentueuse chanteuse folk qui eut son quart d'heure de célébrité au début des années 70 avec des tubes comme « Lay down (Candles in the rain) » ou « What have done to my song ? ».

Deux photos pour vous permettre d'en juger.






































En bonus, une petite vidéo spécial feu de camp !



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Lundi 14 avril 2008
En cherchant des infos sur Mélanie Pain (qui, de même que la toujours excellente Keren Ann, passait le 11 avril en 1ère partie de Bashung à la Défense), je suis tombé par hasard sur cette vidéo du groupe Nouvelle Vague, dont cette chanteuse a fait partie. Un montage remarquablement synchronisé d'une chanson de ce groupe sur une scène-culte de « Bande à part » de Jean-Luc Godard, avec Claude Brasseur, Anna Karina et Sami Frey.


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Dimanche 13 avril 2008
Au début, pas un mot ni un sourire pour le public. On pense à Dylan, à cela près que le show de Bashung (le 11 avril) dans le cadre peu chaleureux de l'Espace Grande Arche à la Défense est impeccablement réglé : son, voix, éclairages... La perfection.

Puis, au fil d'un concert magistral alternant titres du nouvel album (« Résidents de la République », « Comme un lego »...) et classiques (« La nuit je mens », « Osez Joséphine »...), Bashung s'est peu à peu décrispé. Emu sans doute par l'enthousiasme des fans, il a conclu le 2e rappel (avec une reprise sépulcrale et superbe de « Nights in white satin ») par un inattendu « je vous aime aussi ».

Un superbe concert par un grand artiste, dont je vous conseille le nouvel album « Bleu pétrole ».
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Lundi 7 avril 2008
Une reprise par Vanessa Paradis d'une des plus belles chansons de Prince , à écouter tout spécialement un 7 avril lorsque la neige vient de tomber sur Paris ...

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Dimanche 30 mars 2008

Du Monde 2 à Télérama en passant par le numéro de Libération dont elle était rédac'chef, Patti Smith a été depuis deux semaines le sujet d'innombrables articles dans la presse parisienne. La raison en est bien sûr l'expo de photos et dessins qui lui est consacrée à la Fondation Cartier. On se réjouit bien sûr que cette grande figure du rock se trouve ainsi à l'honneur.

Arte a profité de l'occasion pour diffuser (hélas à 23 h) un superbe film réalisé en 2007 par Patti Smith, « Dream of life ». Un documentaire émouvant et crépusculaire, hanté par les fantômes du photographe Robert Mapplethorpe et du mari de Patti, Fred Sonic Smith (« Souls of the departed », comme dirait Springsteen).

Pour autant, était-il indispensable de présenter dans beaucoup des articles parus Patti Smith comme un photographe et un peintre majeurs, ce qu'elle ne prétend d'ailleurs pas être ?  Et d'en faire une référence morale, à qui on demande son avis sur tous les sujets (le numéro de Libé est caricatural à cet égard), y compris ceux auxquels elle avoue elle-même ne rien connaître, comme le village normand qui résiste à une ligne à haute tension ?

Dans ce battage médiatique, on en viendrait presque à oublier que Patti Smith est avant tout une chanteuse. Alors, plutôt que de lire des analyses savantes sur son oeuvre picutrale ou l'avis de Patti sur la guerre en Irak (elle est contre, et de toute façon, dit-elle dans le film, « il n'y a pas de guerre juste »), je préfère réécouter ses albums. A commencer par le premier, « Horses », qui a bénéficié d'une superbe réédition collector à l'occasion du 30e anniversaire de sa sortie en 1975.
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