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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:48

Recenser, coordonner, valoriser, faire connaître les bibliothèques et autres centres possédant des livres, documents, films et archives audio-visuelles sur l'écologie et son histoire : tel est l'objectif du Réseau Mémoire de l'Environnement (RME).

http://reseaumemoireenvironnement.files.wordpress.com/2011/12/logo-rme001.jpg

 

Le RME est issu du Projet Mémoire de l'Environnement lancé en 2001, dont le but, défini dans un Manifeste pour une culture de l'environnement, était d' « identifier un certain nombre de centres et évaluer leurs contenus », et, au-delà, d'« appeler à constituer une mémoire vivante (de l'environnement NDLR) permettant d’appuyer les actions du présent pour construire un futur viable, vivable ».


Le RME est né sur ces bases, fin 2003, sous l'impulsion de Dominique Allan Michaud, chercheur en sciences sociales (Centre BioGéo, UMR 180 CNRS/ENS) et auteur de nombreux livres sur l'écologie et son histoire. Serge Antoine, Sara Desessard (ethnologue et documentaliste en sciences sociales, auteur de l'enquête sur les fonds documentaires), Michel Giran, Ben Lefetey (ancien directeur des Amis de la Terre France), Nicole Tran-Minh (responsable de la bibliothèque historique du CIRAD), Pierre Vigreux (ingénieur agronome et historien) et l'auteur de ces lignes (aujourd'hui secrétaire général du RME) figurent dans le petit groupe de départ. Ainsi que Roland de Miller, dont le projet de Bibliothèque de l'écologie sur la base du fonds de plus de 35 000 ouvrages rassemblé à Gap, dans les Alpes-de-Haute-Provence, mobilise alors les énergies.


« Nous n’appelons pas à créer la Très Grande Bibliothèque de l’Environnement », prévient  Dominique Allan Michaud. Le premier objectif du RME est la « mise en interrelation » des bibliothèques et centres de documentation sur l'environnement et « l'interconnexion de leurs fonds ». Aujourd'hui, le RME rassemble pas moins de 23 centres, pour un total d'1 million de documents. Parmi eux, on compte de grands établissements publics (AgroParisTech, Archives nationales, CIRAD, UniverScience...), ainsi que des associations (Centres d’animation parisiens Abbesses-La Chapelle, Collectif Coopérations Natures Sociétés, 4D...). En particulier, le RME contribue aux archives du Centre international de recherches sur l’écologie du Musée du Vivant, dirigé par Laurent Gervereau dans le cadre d'AgroParisTech. Conscient de la dimension transfrontières de l'écologie, le RME participe aussi à des réseaux internationaux comme Histecologia ou l'International Ecology Archives Network.


Parallèlement, le RME s'emploie à faire connaître la « mémoire vivante » de l'écologie. Ainsi, des entretiens filmés ont été réalisés en collaboration avec divers partenaires avec des pionniers de l'écologie comme Jean Carlier, Philippe Saint-Marc, Gisèle Chaleyat (doyenne des Verts de Paris), ou des grands témoins comme Charlotte Dumont-Paquet, veuve de René Dumont. Ces entretiens sont mis en ligne sur le site internet du Réseau, créé en 2011. Ce site publie également des analyses sur l'histoire de l'écologie et son actualité, vue dans une perspective historique. La démarche du RME se veut complémentaire de celle de l’Association pour l’Histoire de la Protection de la Nature et de l’Environnement (AHPNE), constituée fin 2008 et plus axée sur la mouvance naturaliste.


Soucieux de promouvoir une culture de l'écologie, le RME est co-organisateur du Festival du livre et de la presse d'écologie de Paris, qui fête son 10e anniversaire en 2012, et organise (avec des partenaires comme le centre d’animation des Abbesses et le Collectif Coopérations Natures Sociétés) des projections de films tels que Aigoual, la Forêt Retrouvée, ou, le 15 mars prochain à Brétigny, Into Eternity, poignant documentaire sur les déchets nucléaires. Parrainé par une centaine de personnalités, dont de nombreux scientifiques, et subventionné en particulier par la Ville de Paris, le RME a choisi de rester une structure légère, animé par des bénévoles. Une démarche très écologique en somme, qui privilégie le développement de réseaux plutôt que la constitution de lourdes organisations...

 

 

Le site du RME

http://reseaumemoireenvironnement.wordpress.com/


Le site du Musée du Vivant

http://docpatrimoine.agroparistech.fr/spip.php?page=rubrique_main&id_rubrique=2


Le site de l'AHPNE

http://ahpne.espaces-naturels.fr/


Le site d'Histecologia

http://histecologia.net/

 

Cet article a été publié dans le N° 9 (février 2012) de la lettre Options Futurs, que vous pouvez télécharger sur le site de Gaia Network.

 

 

 

 

 

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Laurent SAMUEL - dans Ecologie
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