Au cours de Vivement dimanche le 15 novembre 2009 sur France 2, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, a gentiment regretté (et tout en défendant le droit à la libre expression) que
les Guignols et, dans la foulée, la plupart des "humoristes", le présentent comme alcoolique au dernier degré (lire ici).
Ce cliché relève en effet de la rumeur, et le fait que, pour beaucoup de Français, le goût même immodéré pour les boissons alcoolisées est considéré comme sympathique ne change rien à l'affaire.
Présenter sans preuves un homme politique comme imbibé en permanence et négligeant son hygiène corporelle me semble relever d'un "humour" pour le moins douteux.
A coup sûr, Jean-Louis Borloo a beaucoup de défauts. Les écolos purs et durs dénoncent, parfois à juste titre, son opportunisme et sa connaissance superficielle des dossiers.
Mais ce ministre a l'immense mérite de donner une image chaleureuse, positive et sociale de l'écologie, aux antipodes des ukases et des interdits chers à beaucoup de Verts. A ce titre, il joue un
rôle important dans l'évolution des mentalités en faveur de comportements écologiques, même si les mesures du Grenelle de l'environnement tardent à se concrétiser.
Les Français ne s'y trompent d'ailleurs pas, car, malgré les caricatures (ou à cause d'elles, car l'homme y apparaît malgré tout comme sympathique !?), ils continuent de classer Jean-Louis Borloo
comme le ministre qu'ils apprécient le plus (sondage OpinionWay pour Métro
du 16 novembre 2009).
Bien sûr, il faudra "juger" Jean-Louis Borloo sur son bilan. Mais, en attendant, si on se préoccupait du fond sans se focaliser sur les apparences ?