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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 17:21


Sortis à une semaine d'intervalle dans les cinémas français, Shutter Island de Martin Scorcese et The Ghost Writer de Roman Polanski présentent quelques points communs saisissants.

 Ainsi, suivant l'exemple de Gainsbourg et son Gainsborough dans 69 année érotique de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, les deux cinéastes ont pris le ferry-boat, dans lequel se situent des scènes-clés de leurs films. Plus frappant encore, ce moyen de transport emmène les héros de Shutter Island et The Ghost Writer sur des îles.

Aux antipodes de la nature idyllique que nous présentent trop souvent les Perrin, Hulot et autres Arthus-Bertrand, ces îles, balayées par le vent, la pluie et la tempête, nous montrent une nature menaçante mais majestueuse. Face aux forces déchaînées de la nature, les hommes et leurs complots (imaginaires ou réels, je n'en dis pas plus pour ne pas vendre la mèche à ceux qui n'ont pas encore vu ces films !) apparaissent le plus souvent comme des pantins dérisoires et gesticulants.

Après les tremblements de terre d'Haïti et du Chili, et la tempête qui a ravagé une partie de nos côtes, ces films (dont l'un, The Ghost Writer, est un modèle d'élégance et de sobriété dans le suspense, tandis que l'autre, Shutter Island, sombre dans la boursuflure et l'outrance malgré l'excellence du jeu de Leonardo di Caprio) ont ainsi le mérite de nous rappeler que, contrairement à ce que nous serine une certaine vulgate écologiste, la nature n'est pas forcément "bonne" (au sens de "bonne pour nous"). Ce qui, bien sûr, n'est pas une raison pour ne pas la protéger !

 Vos avis sur cette question (et sur les deux films) sont les bienvenus.


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