Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 15:38

Dans le film de Michel Leclerc Le Nom des Gens, sorti récemment dans les salles, le héros, Arthur Martin , chercheur à l'Office des épizooties, attribue à Lionel Jospin, dont il est un nostalgique, la paternité de l'inscription dans la Constitution du principe de précaution.

http://media.rtl.fr/online/image/2010/1123/7638417273_le-noms-des-gens.jpg

 

Or, il aurait suffi au cinéaste de faire une recherche sur Wikipédia pour apprendre que ce principe a pris valeur constitutionnelle en 2005 grâce au vote par le Parlement de la Charte de l'Environnement, alors que Jacques Chirac était Président, et Dominique de Villepin Premier ministre.

 

Et c'est en 1995 que ce principe de précaution est apparu pour la première fois dans la loi Barnier impulsée, comme son nom l'indique, par Michel Barnier, alors ministre de l'Environnement d'Edouard Balladur.

 

Bref, Lionel Jospin n'est pour rien dans cette affaire.

 

De plus, Le Nom des Gens ridiculise en permanence le principe de précaution, assimilé faussement à la volonté d'Arthur Martin (excellent Jacques Gamblin) de tuer tous les poulets se trouvant à proximité du moindre colvert contaminé par le virus de la grippe aviaire !

 

Pour le reste, ce film, bien qu'il aborde avec humour un thème peu fréquent au cinéma (nous sommes influencés par le nom que nous portons) et qu'il présente une hilarante méthode de "conversion" politique par le sexe (portée par une pétulante Sara Forestier), est plombé par les bons sentiments et la nostalgie d'une "gauche plurielle" dont chacun devrait reconnaître qu'elle n'a ni résolu les problèmes du pays ni inventé le principe de précaution...

Partager cet article

Repost 0
Laurent SAMUEL - dans cinéma
commenter cet article

commentaires