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Depuis le 15 juin dernier, les quelque 32 000 inscrits à la primaire écologiste ont commencé à voter.
L'affrontement entre Nicolas Hulot et Eva Joly n'est pas seulement - comme on le répète beaucoup - celui qui oppose une écologie consensuelle et ouverte (vendue aux multinationales, disent ses adversaires) et une écologie radicale et "de combat" (sectaire, disent ses adversaires). Il met face à face une écologie (celle d'Eva Joly et d'une partie de l'appareil vert) qui considère l'alliance à gauche comme naturelle et automatique, et une écologie (celle de Nicolas Hulot) qui, tout en prenant acte du partenariat actuel entre les Verts et le PS (notamment dans les régions), ne juge pas un tel accord comme inconditionnel et scellé pour l'éternité. Une démarche proche de celle des Verts allemands, qui n'excluent pas des alliances régionales avec les chrétiens-démocrates.
En d'autres termes, la démarche de Nicolas Hulot, loin d'être "naïve" comme le dénonce Eva Joly, est éminemment politique. Elle nous rappelle que l'écologie politique française, avant de s'allier à la gauche à partir de 1993, a longtemps refusé de s'inscrire dans le clivage droite-gauche, qu'à sa manière, Dany Cohn-Bendit a lui aussi tenté de dépasser.
A coup sûr, cette volonté de promouvoir une écologie indépendante, quoiqu'ouverte à des alliances programmatiques, dérange certains militants, et plus encore de nombreux élus soucieux sans doute de garder leurs sièges.
Un positionnement qui est en tout cas l'une des raisons qui poussent l'auteur de ce blog à soutenir la candidature de Nicolas
Hulot et à voter pour lui dans ces primaires.
Et vous, êtes-vous Joly ou Hulot ? Ou préférez-vous Stéphane Lhomme, l'imprécateur, ou Henri Stoll avec sa cravate (et sa langue ?) de bois ? Vos avis sont les bienvenus !
J'apprécie Nicolas Hulot pour la clarté de son propos et sa sincérité. Ce faisant, il ne devrait pas lui échapper que ce qui fait barrage aux mesures à prendre d'urgence en matière écologique notamment, ce sont les actionnaires spéculateurs (pour faire simple). Ce sont eux (de manière globale et anonyme)qui sont derrière le chantage au chômage, les exigences des agences de notation et du FMI. Ils sont le coeur du capitalisme néolibéral qui domine l'économie mondiale.
Il ne me semble pas exagégé de dire qu'il n'y a pas d'issue durable aux crises que nous subissons sans un changement profond dans la gouvernance et le mode de financement de notre outil de production (pour faire simple).Bien sûr, l'économie sociale, solidaire et écologique a sa place à prendre dans cette mutation indispensable.
Nicolas Hulot devrait le comprendre, non ?
Nicolas Hulot ne dit pas autre chose
mais les actionnaires, c'est (aussi) beaucoup d'entre nous