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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 11:35

L'animateur de ce blog a décidé d'accueillir dans son cyberespace ce texte polémique de Maryse Lapergue sur Europe-Ecologie, qui n'engage bien entendu que son auteur. Vos réactions sont plus que jamais les bienvenues !

 

http://yannickjadot.fr/wp-content/uploads/2010/09/europe-ecologie-logo1.jpg

 

Au fait, c’est quoi, Europe Ecologie ? Par-delà les figures médiatiques,  le « vote d’adhésion au processus » du 11 octobre 2010, premier acte in vivo de ce nouvel ovni de la vie politique française, fournit l’occasion d’essayer d’y voir un peu plus clair. Un vote ? Organisé par qui ? Pour qui ? Pour quoi faire ? Qui fait quoi ? Si le parti Vert est un parti organisé, quid d’Europe Ecologie au nom de laquelle parlent désormais les dirigeants verts et leurs obligés ?

 

Avant tout, un petit tour sur le terrain. Il existe des comités Europe Ecologie aux niveaux départemental et régional qui regroupent le parti Vert et ses amis. Et personne d’autre : il faut être adoubé par un comité régional (CAPRE : Comité d’Animation et de Pilotage du Rassemblement des Ecologistes) mis en place par les Verts qui y sont majoritaires et y désignent leurs amis, les candidats étant acceptés ou refusés sans raison ni explication. Qui fait l’œuf, qui fait la poule : les arcanes de la démocratie « verte » sont toujours aussi impénétrables. Au niveau national c’est le grand mépris à l’égard de Cap 21. Antoine Waechter, coopté le temps des Régionales, semble avoir quant à lui déjà repris sa liberté aux côtés des écologistes indépendants.

 

Sous le rassemblement, l’appareil

Dernier avatar du mythe de la génération spontanée, l’ouverture prônée par EE s’adresse à des individus isolés : le péquin touché par la révélation potagère a un bon profil de ravi de la crèche ou, pour les plus cultivés politiquement, d’idiot utile ; qui s’est cabossé dans la politique de son patelin peut se recycler EE et s’offrir, sous couvert de « politique autrement » l’occasion d’une petite vengeance fardée de bons sentiments en troublant le jeu, à la satisfaction d’une EE peu regardante sur ses recrues. Un bon stalinien touché par la grâce chlorophyllienne (le maire de Sevran) s’y est refait une vertu de rosière et s’est retrouvé illico dans la nomenklatura verte, si sûr de son impunité qu’il a renoué avec les bonnes vieilles pratiques comme les cartes payées en liquide. Dur dur de se passer du clientélisme et du bourrage de fichier…le parti vert ayant déjà fermé les yeux sur les pratiques de ses petits notables pour se les attacher.

 

Mais quiconque représente une force organisée en dehors du jeu politicien, ou incarne une ouverture objective sur la société dite civile comme le prône le discours servi en pâture au public, par exemple des associations d‘Environnement, est écarté d’une façon basique : les comités régionaux et départementaux d’EE ne répondent pas aux courriers et n’invitent pas les supposés gêneurs aux réunions. Le CAPRE quant à lui ne rechigne pas à se transformer en tribunal sans avocat pour recaler les gêneurs aussi écolos soient-ils si leurs idées sont jugées différentes de la ligne des dirigeants locaux. C’est aussi simple que cela. De quoi asseoir des petits chefs blanchis sous le harnais de groupes staliniens et gauchistes.



Pour faire vivre un concept prétendu dynamique depuis les Européennes et intéresser les medias, il faut quand même des adhérents. Pas facile. En 2007 la dynamique du MoDem avait vite attiré près de 70.000 sympathisants, un soufflé suffisamment retombé depuis pour que le nombre d’adhérents soit gardé secret. Qu’en a-t-il été de la dynamique EE des urnes des Européennes de 2008 ? Les réticences du parti Vert, le laisser faire des élus Européens EE (1) obligés objectifs des Verts, l’incapacité de Gabriel Cohn Bendit à organiser le vivier électoral via une association, Les Amis d’Europe Ecologie, comme le lui avait demandé son frère Dany, ont laissé le champ libre à la mise en place par les Verts d’une structure au démocratisme complexe comme ils en ont le secret. Une recette qui permet d’utiliser la popularité de Cohn Bendit pour masquer la vacuité démocratique de la coquille.

 

Concrètement un duel au sommet vient d’être remporté par l’appareil Vert, l’alliance Cécile Duflot-Eva Joly ayant renvoyé le créateur du concept EE dans les cordes lors du vote de « l’adhésion au processus » où sa proposition d’aménagement des statuts a été blackboulée tant il est ardu d’expliquer à la base les subtilités de l’application paradoxale d’un texte apparemment plein de bonnes intentions. De quoi comprendre les ronchonnements de DCB puis son relatif silence médiatique actuel : son bébé lui a été volé et après avoir joué les rabatteurs il lui faut se taire pour garder son poste à la crèche verte. Il peut retourner en Allemagne, les dirigeants Verts français et Eva Joly n’ont plus besoin de lui. Cohn Bendit dans le rôle du citron pressé : EE est décidément un drôle d’outil !



Faute de dynamique spontanée, comment grossir les troupes pour continuer à faire illusion ? Le recrutement obéit officiellement à des règles alambiquées mais dans la pratique utilise de bonnes vieilles ficelles. Quiconque a été un jour intéressé par la dynamique EE telle que présentée par DCB aux Européennes et a eu le malheur de demander un peu de documentation (essentiellement par mail) a été aussitôt fiché en adhérent « divers » (sic) ayant « adhéré au processus » et comptabilisé dans les 13.001 « adhérents » revendiqués par EE. Jouant le jeu jusqu’au bout, EE a harcelé ces « adhérents » malgré eux de cyber-exhortations à voter pour participer au « processus ». Même chanson pour les Verts qui ont quitté le Parti ces derniers mois par désaccord politique et ont rejoint d’autres formations (Parti de Gauche, courant écolo du PS…). Et même refrain pour ceux des Verts qui n’ont pas adhéré au processus EE, appelés eux aussi à voter en contradiction avec le règlement rédigé à l’occasion du vote qui stipule : « Nous vous rappelons que seuls les adhérents au processus ont la possibilité de s'exprimer et de choisir la structure du mouvement unifié des écologistes. Sont adhérents : les adhérents verts à jour de cotisation et qui ont déclaré adhérer au processus ; les adhérents divers ayant réglé leur cotisation. »



Sous l’appareil, les mots

Adhérents « divers » : la formule est charmante. Qui a signé, qui n’a pas signé, et signé quoi d’ailleurs ? Difficile de le dire. Vous n’avez rien signé, vous êtes fiché et vous demandez à être retiré des listes et listings ? Rien à faire : vous y étiez, vous y restez. Et pour voter, il a suffi d’acquitter la cotisation. Contrairement aux membres encartés du Parti Vert pour lesquels payer n’était pas suffisant pour voter : il fallait avoir aussi « adhéré au processus »  décidé majoritairement par leur parti ! Vous n’y comprenez rien ? Normal, c’est fait pour. Mieux : n’y rien comprendre est le signe qu’on est en train d’innover et que la démocratie, chose complexe, est en marche.



« Adhérents divers » : les mots ont un sens et l’art du politique est souvent de leur donner une musique qui en masquant leur vide le révèle. « Adhésion au processus » procède de la même démarche intellectuelle absconse. Le terme made in Verts illustre bien la perversité de la construction. On ne se regroupe pas, ce serait trop simple (et trop démocratique ?) pour s’organiser entre organisations et individus libres, on « adhère à un processus » qui est par définition une démarche et non une structure, l’ambiguïté entre les deux termes s’avérant efficace auprès de medias avides de nouveauté, si charmés par la musique du discours qu’ils en oublient de confronter les paroles à la réalité des groupes locaux EE.



Vous avez du mal à suivre ? Normal : comme ses « adhérents divers » et son « adhésion au processus », la « coopérative » est avant tout une usine à gaz dont les tuyaux enchevêtrés cachent bien la simplicité en terme de pouvoir, selon le schéma éprouvé d’une organisation de type anarcho-bureaucratique. Le schéma (2) qui tente de rendre compréhensible le projet organisationnel d’EE montre une « coopération » à deux vitesses : des Verts qui décident, des non Verts appelés à bavasser au sein de comités Théodule baptisés d’éthique ou de concertation, le tout chapeauté dans l’arrière-boutique par une clique dirigeante renaissant à chaque mutation, comme ce fut le cas lors de la transformation de l’UDF en MoDem puis de la LCR en NPA avec le succès que l’on sait.

 

Sous les mots, les chiffres

 

Qui sont les 13.001 « adhérents » d’EE, that is the question. Le nombre de votants annoncé au vote du « processus », 6.841 (3), montre une déperdition de 47,79 %... Dans cette fuite des sympathisants il y a certes des adhérents inscrits à l’insu de leur plein gré. Il y a aussi ceux que les Verts et leurs amis ont dégoûté dans les groupes locaux et qui se sont éloignés en se disant qu’un mouvement qui crie à l’ouverture mais pratique la fermeture ne pourra pas faire illusion longtemps. Il y a surtout ceux qui ont cru que quelque chose de différent était en train de se mettre en place et qui ont guetté infos et articles pour se consoler des médiocrités locales par la conception nationale du projet. Pour s’apercevoir des nombreuses contradictions rédhibitoires de l’organisation naissante. Démocratie ? L’écho a répondu co-optation des responsables, déjà désignés depuis les journées d’été des Verts (Eva Joly à la présidentielle, J-P Besset à la présidence, Cécile Duflot au secrétariat général, Yannick Jadot au porte-parolat, et Jean Vincent Placé dans les couloirs des basses œuvres…).

 

Les jeux sont faits et la candidature d'Yves Cochet ne servira qu’à faire croire qu’il y a eu choix. Rassemblement des écologistes ? L’écho a renvoyé un organigramme où les Verts sont tout puissants. Nouvelles têtes ? L’écho a imprimé le cynisme d’un Jean Vincent Placé (5) bouffi d’ambition démesurée, fier de se désintéresser des dossiers et de désirer le pouvoir pour le pouvoir, pas pour faire avancer les choses. Ecologie ? L’écho a balayé l’objection au profit d’une candidate peu au fait de l’approche singulière qu’une conception écologiste du monde exige et qui arrondit désormais les exigences éthiques qui ont fait sa renommée (4) mais contrariaient son ascension liée aux Verts. Les sympathisants du « processus » s’en sont insensiblement éloignés, aussi discrètement qu’ils étaient venus : on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Comment sinon expliquer une « disparition », en quelques mois, de 47,49 % d’adhérents censés être transportés par la dynamique d’un projet original ? Là aussi se situent les réticences des 3.119 adhérents Verts (à jour de cotisation) n’ayant pas « adhéré au processus » sans pour autant claquer la porte : le militant vert gourmand d’AG interminables et de démocratie à la base ne reconnait plus son propre parti.

 

EE ne serait-elle qu’une machine à jeter les écolos au profit des ambitieux, comme n’importe quel parti ? La question mérite d’être posée.

 

Il est malaisé d’identifier les flux d’entrants et de sortants de l’usine à gaz EE tant la comptabilité des votants potentiels est complexe - encore une spécialité verte - en l’absence des feuilles d’émargement si tant est qu’elles détaillent cet aspect des choses, la loi Informatique et Libertés interdisant quant à elle la divulgation de fichiers. Combien d’adhérents « divers » EE et combien de militants « verts » ? Ne faudrait-il pas ajouter au chiffre annoncé de 13.001 adhérents verts et EE « divers adhérents au processus » (pas tous à jour de cotisation) les 3.119 adhérents verts cotisants mais n’ayant pas voulu adhérer au processus mais qui pouvaient le faire à l’occasion de ce vote ? Eh oui, la démocratie verte est comme ça : le parti qui a décidé majoritairement d’un « processus » efface ses adhérents minoritairement opposés au dit processus s’ils risquent d’en contrarier le succès dans les chiffres.

 

En additionnant les adhérents du parti vert et les adhérents « divers » EE à jour de cotisation, on atteindrait 16.120 votants potentiels. A comparer aux 6.841 votants affichés : le chiffre de participants au vote tombe alors à 42,44 %. Elle est où, la dynamique EE ?

 

Pour tenter de cerner la réalité de cette dynamique sans cesse rappelée - comme une incantation ? - on peut aussi risquer un parallèle avec le dernier scrutin national interne au parti vert, celui de l’Assemblée générale de 2008 qui a propulsé Cécile Duflot à sa tête. En 2008 le parti Vert affichait 8.328 adhérents au compteur et parmi eux 5.068 votants, soit 60,85 % des inscrits qui s’étaient motivés pour désigner leur chef, une discipline interne éprouvante bien moins enthousiasmante que la constitution d’un grand mouvement censé enfin rassembler les écologistes et insuffler un nouvel art de la politique dans la société française. Malgré l’aridité de l’exercice, la participation au vote avait été supérieure de plus de 8 points au « vote d’adhésion au processus » (chiffres officiels) et de 18 points si on la compare à l’ensemble des encartés et votants potentiels (verts et adhérents « divers » EE).

 

Sous les chiffres, leur interprétation décevante

 

Si l’on veut positiver, il suffit de sortir les chiffres de leur contexte et de comparer le nombre des votants de l’AG verte de 2008 au processus EE de 2010. On constate dans ce cas une progression du nombre de votants : + 1.773, soit + 35 %. Si on est bien tordu, on pousse l’exercice chiffré dans les cordes et l’on compare le nombre des votants au processus EE en 2010 au nombre des adhérents verts de 2008. Cette fois on est en régression : - 1.487, soit – 18,86 %. A quoi ça sert ? A constater simplement que le nombre de votants de 2010 ne représente « que » 82,14 % des inscrits du parti vert de 2008 et donc que les indicateurs de dynamique sont plus près du rouge ou du clignotant orange que du vert (sic).

 

On comprend mieux alors les tentations qui torturent certains responsables verts : Stéphane Gatignon (maire ex-PC de Sevran, tête de liste EE aux régionales), rien qu’avec les 400 adhérents en liquide (dont plus de 200 Tamouls) pouvait prétendre « peser » 22 % du parti vert en Ile de France, tourelle stratégique de l’organisation verte. On peut trafiquer en s’amusant : sur le net, le même Gatignon ne proposait-il pas en rigolant à une responsable EE de Basse Normandie de lui passer des Tamouls pour avoir un meilleur chiffre d’adhérents ? Quel humour ! Et surtout un cynisme honni hier encore dans la culture « verte ».

 

Il n’est pas interdit non plus de s’interroger sur l’importance du vote par correspondance dont on sait la séduction qu’il exerce lors de scrutins officiels comme dans les scrutins internes des partis. Dans certaines régions, il flirte ou dépasse ici les 70 % : en Ile de France, région bien desservie par les transports en commun, ils sont 69, 07 % à voter par correspondance, et 71,28 % en PACA. 10 points de plus qu’en Poitou-Charentes (-59,04 %), Pays de la Loire (62,47 %), Centre (64,29 %) et Bretagne (60,51 %) où les votants se sont plus déplacés. Et 20 ou 25 points de plus que la Picardie (47,56 %), la Franche-Comté (49,68 %), Champagne-Ardennes (48,14 %), l’Aquitaine (42,14 %). Le pompon du votant mobile étant détenu par la Corse (21,62 % seulement de votes par correspondance), devant la Lorraine (27 %)… à 45 ou 50 points de moins que PACA et Ile de France… certes d’une région à l’autre on peut observer des disparités de comportement « civique ». En l’occurrence ce ne sont pas des disparités mais des gouffres !

 

Une dernière réflexion : le dépouillement du « vote d’adhésion au processus » a pris une bonne semaine et curieusement les « dirigeants » n’ont pas communiqué aussi largement qu’on pouvait l’attendre sur le succès d’une opération dont l’acmé est prévue le 13 novembre prochain. Les résultats chiffrés, aussi triturés soient-ils, seraient-ils une contre-performance ?

 

 

La réflexion de Laurent Samuel (« ils sont jolis, les amis d’Eva Joly ») constatant le silence de Madame Propre (4) sur l’épisode tamoul de Sevran pourrait s’appliquer à de très nombreuses pratiques du parti, du mouvement ou de la coopérative, selon votre choix, que la juge modèle veut représenter aux présidentielles de 2012, après avoir tenté sa chance dans un autre marigot, le MoDem. Listes électorales à la transparence opaque générant une interprétation falsificatrice des chiffres, manipulation des medias, cooptation des dirigeants, confiscation des instances d’EE par les dirigeants verts et leurs obligés, c’est pas très joli et c’est pas très propre. Sous le ciel des partis, rien de nouveau.

 

Quant à faire avancer l’écologie pour l’écologie, et la démocratie pour la démocratie, la messe semble hélas déjà dite : pas de colonne vertébrale idéologique (de Cohn-Bendit à Cochet, la rivière est aussi large qu’entre Aubry et DSK), pas de démocratie interne, pas de jonction avec le mouvement associatif autre qu’à travers des personnalités symboliques qui ne représentent plus qu’elles-mêmes, pas d’ouverture sur les autres familles écologistes qui peinent à se faire entendre sur une scène monopolisée par le système vert.

 

Tous les ingrédients semblent pourtant réunis pour que la bulle spéculative EE connaisse le même destin que les placements sur le MoDem ou sur le NPA : au moindre accroc, pfuittt…

 

Tout ça pour ça ? Tout ça pour ça.

 

Maryse Lapergue

Militante associative

Co-fondatrice, porte-parole et élue régionale de Génération Ecologie entre 1990 et 1996

Chargée de mission au cabinet de Corinne Lepage de 1995 à 1997

 

 

(1) Sur Facebook, Sandrine Bélier, députée européenne (ex-administrative de FNE cooptée), se contente de croiser les doigts en appelant la réussite d’EE tout en disant refuser de se poser des questions sur ce qui la chiffonne.


(2) Lien : http://www.voie-militante.com/politique/ecologie-politique-2/les-nouveaux-statuts-deurope-ecologie/


(3) A la date du 18 octobre 2010 : les quelques réajustements prévisibles des chiffres ne changeront pas la tendance.


(4) Marianne 2 du 10 septembre 2010 : « Eva Joly, l’incorruptible à géométrie variable » permet d’éclairer le récent accord passé entre Eva Joly et le duo dirigeant Cécile Duflot- Jean-Vincent Placé : la « vieille éthique » (dixit Placé) estime désormais qu’il « doit y avoir des limites aux attaques contre les hommes politiques »  et juge ridicule le renvoi d’un ministre norvégien pour des petits cadeaux diplomatiques (des tapis) et la mise en cause d’une ministre pour un bracelet (valeur 3300 euros) reçu d’industriels.


(5) Le Monde magazine du 16 octobre 2010.

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commentaires

clovis simard 03/11/2012 01:33

Voir Blog(fermaton.over-blog.com)No.20 - THÉORÈME des BULLES. - Processus Dynamiques.