Mardi 5 janvier 2010
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Après les fins du monde, traitées sur le mode de la farce (l'inénarrable 2012) ou du drame (le très sombre La Route), le cinéma hollywoodien nous offre en ce début de décennie,
avec le superbe Avatar, un vibrant plaidoyer en faveur d'un nouveau monde.
Le nouveau monde était justement le titre d'un magnifique film du trop rare Terrence Malick, l'un des plus beaux de la décennie écoulée, avec lequel Avatar a deux points communs
majeurs : le sens de la nature sauvage (la wilderness) et le souci du dialogue des civilisations. Des valeurs que les esprits forts européens rejettent trop souvent comme naïves et
rousseauistes.
Certes, le scénario d'Avatar oppose un peu schématiquement les bons (les indigènes Naavi de la planète Pandora) et les méchants (le complexe militaro-industriel voulant à tout prix
exploiter un minerai précieux du sous-sol de la planète). Mais, à l'image du héros, tous les Terriens ne sont pas mauvais, bien au contraire. Tandis que les indigènes apparaissent comme sages et
généreux, mais un brin neu-neu avec leurs rituels écolo-new age, que la pesante musique du même tonneau rend encore plus indigestes.
Au service de ce message humaniste et écologique, James Cameron a su mobiliser avec talent la 3D qui, pour la première fois (hors les films d'animation comme Là Haut ou Coraline),
est utilisée non pas comme un gadget nous faisant sauter à la tête flèches empoisonnées et chauve-souris en fureur, mais comme une simple technique donnant de la réalité et de la profondeur à
l'extraordinaire univers de Pandora.
Si vous voulez en savoir plus sur Avatar, je vous renvoie à l'excellente analyse de Thierry
Saurat sur son blog.
Un conseil pour finir : allez voir ce film dans une salle qui le projette en 3D. Vous ne regretterez pas le voyage !
Par Laurent SAMUEL
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Publié dans : Ecologie
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Bonne journée,
Sabine