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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:38

Au cours d'un petit déjeuner organisé le 2 octobre 2012 à Paris par les JNE (Association des journalistes et écrivains pour la nature et l'écologie) et l’AJE (Association des journalistes de l’environnement), la députée européenne Corinne Lepage a dénoncé la toute récente saisine de l’Efsa (agence européenne de sécurité alimentaire) par la Commission européenne afin que cette Agence établisse la future définition réglementaire européenne  des perturbateurs endocriniens.

http://www.criigen.org/SiteFr/images/stories/lepage.jpg

 

Pour Corinne Lepage, l’Efsa (déjà critiquée pour sa partialité sur des dossiers tels que les OGM) risque d’en profiter pour relayer le point de vue des lobbys industriels souhaitant restreindre le « champ » de ces substances chimiques de synthèse. La députée européenne Michèle Rivasi (lire son article ici), s'alarme aussi de cette saisine qui intervient alors même qu’un débat est en cours sur les PE (perturbateurs endocriniens) au PE (Parlement européen), lequel doit voter en février 2013 un rapport intitulé « Protection de la santé publique contre les perturbateurs endocriniens ».

 

Ce petit déjeuner a également permis de présenter un nouveau document de synthèse scientifique sur les dangers des perturbateurs endocriniens : Menace sur la santé des femmes, publiée aux éditions Yves Michel (en librairie le 12 octobre 2012). Adaptation par le WECF  (Women in Europe for a Common Future) d’un rapport américain intitulé Girl, Disrupted réalisé en 2008 par une équipe de 18 experts, cette étude met en lumière une multitude de troubles de la santé reproductive féminine liés aux perturbateurs endocriniens tels que les parabènes, les phtalates ou les bisphénols.

 

«Les troubles de la santé reproductive féminine sont une question complexe, tout comme leur étude. Pour autant, il est inacceptable de se retrancher derrière la complexité pour retarder l’action en matière de santé publique. Ces troubles peuvent avoir des conséquences désastreuses pour les femmes qui y sont confrontées. Devant les liens mis en évidence ou fortement suspectés entre des perturbateurs endocriniens bien connus et certains de ces troubles, il est devenu urgent de protéger les périodes de vulnérabilité identifiées par les scientifiques, par l’application de mesures limitant l’exposition des populations », a expliqué Elisabeth Ruffinengo, chargée de mission pour WECF, qui a travaillé à la traduction de l’ouvrage (lire ici le communiqué du WECF France).

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Laurent SAMUEL - dans Ecologie
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