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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 15:42
Au cours des trois jours du congrès de Reims, un thème a brillé par son absence dans les discours des leaders : l'écologie et l'état de la planète.

Cependant, parmi les trois candidats au poste de Premier secrétaire, une seule a accordé une place importante au développement durable dans sa motion (et ses interviews) : Ségolène Royal.

C'est pourquoi il faut souhaiter la victoire d'une candidate qui, malgré ses nombreux défauts, incarne une volonté de renouvellement du Parti socialiste.

La détestation dont elle est l'objet à l'intérieur d'une partie du PS est analysée avec finesse par Jacques Julliard dans le Nouvel Observateur de cette semaine, sous le titre "Ségolène et les vieillards".

Elle me rappelle celle de certains écologistes à l'encontre, jadis, de Brice Lalonde, coupable, lui aussi, d'avoir voulu faire bouger les lignes, de remettre en question les dogmes et de s'adresser (ô crime !) plus à l'opinion publique qu'aux militants.


Face à Ségolène Royal, la candidature de Martine Aubry est celle du double discours (on s'allie avec le Modem à Lille et on dénonce toute accord éventuel au niveau national !), qui évoque, hélas, davantage l'héritage de Guy Mollet que celui de Jacques Delors. Quant à Benoît Hamon, il est soutenu par les productivistes historiques du parti comme Henri Emmanuelli et ses solutions protectionnistes à la crise nous méneraient à une impasse.

Mais, si Ségolène Royal est incontestablement le "meilleur choix" pour la planète, il faut se désoler de ce que le principal parti d'opposition de notre pays zappe ainsi l'écologie de ses débats !



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