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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 16:15

L'annonce (peu surprenante compte tenu des prises de position de Bruce) du soutien du E Street Band à Obama ne va pas manquer de relancer les rumeurs sur une possible nouvelle tournée du type « Vote for change » (en soutien à John Kerry en 2004), en faveur du (probable...) candidat démocrate à la Maison Blanche.

Des bruits accrédités par le fait qu'aucune date de concert n'est annoncée au delà du 2 août, à l'exception d'une participation au 105e anniversaire d'... Harley Davidson le 30 août à Milwaukee. Comme si le Boss voulait se réserver un maximum de créneaux...

En attendant, le film « Les Usa contre John Lennon », sorti cette semaine, nous raconte qu'en 1972, 32 ans avant la tournée anti-Bush, Jerry Rubin et Abbie Hoffmann, leaders contestataires, avaient tenté - en vain - d'organiser'une série de concerts contre le Pdt Nixon. Avec, entre autres rockstars, John Lennon. Ce qui avait inquiété la Maison Blanche et J. Edgar Hoover, le patron du FBI au point de les faire manoeuvrer afin d'expulser du territoire américain l'ex-Beatle et son épouse Yoko Ono. Des tentatives qui échoueront  après des années de bataille juridique, mais non sans avoir fait capoter  au passage le projet de méga-concerts.

La haine de l'administration Nixon envers Lennon (et l'ensemble des contestataires à cheveux longs !) venait aussi (et surtout) de son soutien affiché aux Panthères noires, qui prônaient  et pratiquaient la violence « révolutionnaire ». Bien mené, « Les Usa contre John Lennon » nous montre l'hallucinante parano de l'équipe Nixon, qui connaîtra son paroxysme et sa chute avec le Watergate en 1973-74.

Mais, à l'heure où l'on fait un mauvais procès à Obama en raison de son amitié avec un ancien membre des Weathermen, autre groupe radical du début des années 70 qui recourut à des attentats (et dont le Pdt Bill Clinton avait gracié deux ex-leaders !), une réflexion reste à mener sur cette fascination pour l'extrémisme, qui poussa une partie de l'intelligentsia de l'époque à soutenir des gens... insoutenables, comme les Black Panthers.

Un type de fascination que l'on retrouve aujourd'hui (heureusement dans des cercles plus confidentiels, au moins en France) sous la forme par exemple d'une complaisance coupable envers l'islamisme radical. Mais ceci est une autre histoire...


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