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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 16:14

Du Monde 2 à Télérama en passant par le numéro de Libération dont elle était rédac'chef, Patti Smith a été depuis deux semaines le sujet d'innombrables articles dans la presse parisienne. La raison en est bien sûr l'expo de photos et dessins qui lui est consacrée à la Fondation Cartier. On se réjouit bien sûr que cette grande figure du rock se trouve ainsi à l'honneur.

Arte a profité de l'occasion pour diffuser (hélas à 23 h) un superbe film réalisé en 2007 par Patti Smith, « Dream of life ». Un documentaire émouvant et crépusculaire, hanté par les fantômes du photographe Robert Mapplethorpe et du mari de Patti, Fred Sonic Smith (« Souls of the departed », comme dirait Springsteen).

Pour autant, était-il indispensable de présenter dans beaucoup des articles parus Patti Smith comme un photographe et un peintre majeurs, ce qu'elle ne prétend d'ailleurs pas être ?  Et d'en faire une référence morale, à qui on demande son avis sur tous les sujets (le numéro de Libé est caricatural à cet égard), y compris ceux auxquels elle avoue elle-même ne rien connaître, comme le village normand qui résiste à une ligne à haute tension ?

Dans ce battage médiatique, on en viendrait presque à oublier que Patti Smith est avant tout une chanteuse. Alors, plutôt que de lire des analyses savantes sur son oeuvre picutrale ou l'avis de Patti sur la guerre en Irak (elle est contre, et de toute façon, dit-elle dans le film, « il n'y a pas de guerre juste »), je préfère réécouter ses albums. A commencer par le premier, « Horses », qui a bénéficié d'une superbe réédition collector à l'occasion du 30e anniversaire de sa sortie en 1975.

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