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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 20:24

2304757201_0efb091861_m.jpgEn politique, mieux vaut ne pas être trop gentil. Marielle de Sarnez,  leader du Modem à Paris, en a fait cette semaine l'amère expérience. Alors qu'elle avait multiplié avant le 1er tour les  propos aimables à l'égard de Bertrand Delanoé, ce dernier a refusé toute alliance avec son parti. Le maire sortant a préféré fusionner ses listes avec celles des Verts, qui ne l'avaient pourtant pas ménagé durant la campagne.

Le parti écologiste sauve ainsi une partie de ses sièges et sa mairie d'arrondissement dans le IIe arrondissement (Jacques Boutault y a frisé les 30 %). Mais, au moins dans le XIIe, la profession de foi de la candidate socialiste ne mentionne même pas le fait que sa liste a intégré quelques Verts ! Le logo du parti écolo est certes présent, mais en tout petit, au côté de ceux du PC, des Radicaux de gauche et des chevénementistes, qui avaient rallié le PS dès le 1er tour. Voilà qui augure mal du poids des Verts dans la future majorité. Déjà, dans 20 minutes du 14 mars, le maire indique notamment qu'Autolib sera réalisé quoi qu'en pense Baupin et qu'il n'y aura pas de taxe sur le périf.

Pour Bertrand Delanoé, le fait de préférer des Verts affaiblis à un Modem émergent constitue à l'évidence un choix politique : contre Ségolène Royal, qui prône l'alliance avec le centre, le maire de Paris incarne à peu de frais une ligne de rassemblement à gauche qui peut lui profiter dans la perpective de 2012.

Mais le Modem a aussi sa part de responsabilité dans cet échec. A Paris comme ailleurs, ce parti aurait eu intérêt à présenter dès avant le 1er tour une série de mesures et engagements prioritaires pour la ville et à déclarer par avance qu'il proposerait une alliance ou une fusion avec celle des listes finalistes qui les reprendrait le plus à son compte.

Une tactique mise en pratique par les Amis de la Terre (AT), alors engagés sur le terrain électoral, aux municipales de ... 1977. Ils avaient ainsi par exemple obtenu de Pierre Mauroy, alors maire de Lille, la création de la première maison municipale de l'environnement en France. Jean-Luc Benhamias, aujourd'hui leader du Modem à Marseille et ancien des AT, a gardé les bons réflexes. Il a fusionné avec les listes PS de Guérini en échange d'un engagement concret : l'abandon d'un projet d'incinérateur !

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