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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 15:16
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Je n'étais pas un fan de Joy Division, dont je trouvais la musique glaçante et le jeu avec l'imagerie nazie pour le moins insupportable (le nom du groupe s'inspire de celui des lupanars des SS).

Pourtant, j'ai vu avec beaucoup d'intérêt le film qu'Anton Corbijn a consacré à son leader, Ian Curtis : « Control ». 
Avec un superbe noir et blanc panoramique, Corbijn (qui est un grand photographe) restitue parfaitement l'ambiance sinistre de l'Angleterre des années 70, frappée par la crise. Ce long-métrage nous présente le portrait étonnant d'une anti-rock star qui, malgré les premiers succès, continue à travailler pour l'ANPE locale et à vivre avec épouse et bébé dans un appartement modeste de la banlieue de Manchester.

Cependant, 
« Control », malgré l'interprétation remarquable de Sam Riley dans le rôle de Curtis,  reste elliptique quant à l'essentiel, à savoir son processus de création et les raisons de son suicide, vu un peu caricaturalement comme la conséquence d'une impossibilité de choisir entre sa femme et sa maîtresse.

Ian Curtis restera en tout cas, avec Alan Vega du groupe Suicide, comme l'un des précurseurs de ce son saturé que l'on retrouve, sous une forme certes incomparablement plus énergique, dans la reprise de « Dream baby dream » de Vega qui terminait les concerts de Springsteen durant la tournée Devils and Dust, et dans l'actuel single « Radio Nowhere ».

Comme quoi tout, y compris la « cold wave », finit par nous ramener au Boss !

Control (right now) : extrait des paroles de Badlands



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